Planète d’exil — Ursula Le Guin

Des visiteurs venus d’un monde sophistiqué survivent sur une planète au niveau technologique paléolithique, en se tenant à distance des Hilfe, des hominidés différents, nés sans doute d’une précédente colonisation. Le monde en question a des années longues de soixante années terriennes, avec de très longs hivers, on se croirait dans le monde games of thrones. Et une jeune femme hilfe, Rolerie, va s’éprendre du jeune chef des colons, Jacob Agat Autreterre.

Ce court roman ne déparerait pas dans une collection jeunesse. Il brasse des thèmes familiers, des images classiques. On aperçoit les origines terriennes dans les noms des colons, et une éthique liée à leur mission d’observation. Les personnages sont entiers, dessinés à gros traits. L’histoire d’amour, de migration et de combat est très simple. C’est un court livre sympathique, loin des chefs d’oeuvre du cycle de Hain que son les Dépossédés, la Main gauche de la nuit ou le Dit d’Akka

Au-delà de cela, le lecteur intéressé par la formation des idées pourra voir dans ce petit livre plus malin qu’il en a l’air plein d’idées qui seront développées plus tard. Les visiteurs ne sont pas des « colons », ils ont une éthique de diffusion de la technologie. Ce ne sont pas encore les visiteurs anthropologues des romans suivants, mais les idées sont là. Les différences culturelles sont traitées avec un peu de maladresse, des personnages secondaires énoncent les idées de l’autrice sans trop de finesse, quand on compare aux autres romans d’ULG.

Un autre point qui m’intéresse : la cohérence. En tant que rôliste de souche tolkiennienne (les vrais savent), j’ai été un obsédé de la cohérence des mondes. Il a fallu les récits de Yirminadingrad pour faire sauter ce besoin de ligoter les récits entre eux. Je pense que le besoin de cohérence, le fait « d’explorer des aspects de l’univers » en en respectant la bible est une stérilisation de l’imagination.

Je pense qu’Ursula s’en foutait. Son cycle de Hain n’est pas un vrai cycle, pas une suite de romans. Chaque roman est cohérent avec lui-même, mais par ex., Planète d’exil ne colle pas vraiment avec le dit d’Akka. Et on s’en moque. Ces romans sont reliés dans un grand-récit rêvé et flou dont la lectrice comblera les manques et les incohérences et que l’autrice n’expliquera jamais.

Blackwater — Michael McDowell

Pour être honnête, je me suis fait avoir. J’aime les beaux livres comme certains personnages de la série Blackwater aiment les bijoux, et l’éditeur Monsieur Toussaint Louverture fabrique de beaux livres. Les couvertures, à mi-chemin entre le tatouage et la carte à jouer ((c) Munin, merci), la tenue en main, la mise en page, le plan de la ville au début…

Les copains en parlaient sur Internet, j’ai pris le premier sur une pile dans une librairie, « juste pour voir », et je les ai ensuite dévorés un par un, jusqu’au sixième, n’achetant le tome suivant qu’une fois fini le précédent. Pourtant, je ne suis pas client du feuilleton et je crache volontiers sur ce type d’écriture.

Pour mes lecteurs et lectrices paresseux et ne voulant pas chercher des infos ailleurs, Blackwater est une série de 6 romans, une saga familiale fortement teintée de fantastique qui se déroule dans une ville semi-imaginaire du sud de l’Alabama. La série ressort du genre du Southen Gothic: vieilles maisons coloniales, thé glacé que l’on boit sous les porches, marécages gluants, étés trop chauds, relations familiales un peu bizarres, vieilles dames excentriques, serviteurs noirs… Si vous n’aimez pas ces ingrédients, passez votre chemin.

Tout commence lors de l’inondation de la ville en 1919, quand le jeune fils de la plus riche famille explore les étages supérieurs des bâtiments engloutis et découvre, au premier étage de l’hôtel, une belle jeune femme qui attendait d’être sauvée. Comment Elinor, cette jeune femme, va être accueillie par la famille d’Oscar, le jeune homme, comment ils vont s’aimer et comment tout cela va bouleverser la communauté, voilà le sujet du récit, qui nous emmènera, au fil des volumes, des naissances, des morts, des crimes, etc., jusque vers la fin du 20ème siècle.

J’ai marché à fond. C’est très bien fait, très habile, par un auteur au sommet de son art. C’est de la pure littérature divertissante, pas idiote du tout, souvent drôle, caustique, effrayante… jouant sur plein de registres. Avec des personnages de femmes bien écrits et très forts.

Après la fin du tome III, ça devient moins bon, le niveau de méchanceté baisse, mais j’ai quand même tout lu, tout dévoré, parce que je voulais savoir ce que devenaient mes nouveaux amis Caskey (dont aucun, en vérité, sauf peut-être Oscar, n’était vraiment sympathique, salauds de riches !)

Le nom du monde est forêt — Ursula Le Guin

Je viens de lire le dit d’Aka, j’en parle ici, et il est édité au livre de poche dans le même volume que le nom du monde est forêt, un des premiers livres d’Ursula Le Guin que j’ai découvert adolescent. Celui-ci, dont le pitch et la structure du récit ont inspiré Avatar (dont je pense du mal avec une grande vigueur) est peut-être le plus simple des romans d’Ursula du cycle de l’Ekumen. C’est une fable anticolonialiste assez simple et dont le récit se termine comme les anticolonialistes voudraient qu’ils se terminent (c’est-à-dire pas comme sur Terre). Un des personnages est un méchant militaire colon méchant (j’ai dit qu’il était méchant ?), sans doute le personnage le moins fin jamais écrit par notre grande dame de la SF. La description de la culture autochtone est par contre tout à fait étonnante, de même que son principal protagoniste, rêveur éveillé capable de ramener dans le monde de l’éveil des idées et des concepts venus du rêve, et devenant par là un dieu.

Je fais un peu la fine bouche, mais ça reste un roman remarquable, très bien écrit, souvent palpitant et une très bonne intro à l’univers de l’Ekumen (dont je pense qu’il n’est pas entièrement cohérent d’un roman à l’autre et que, vous savez quoi ?, on s’en fiche).

Le dit d’Aka – Ursula Le Guin

Suite de mon exploration, ou de ma ré-exploration des romans d’UKLG, celui-ci lu sur le conseil de luvan. Le dit d’Aka appartient au cycle de Hain et voit Sutty, une terrienne envoyée de l’Eukumen tenter de comprendre pourquoi sur la planète Aka les modes de vie et les philosophies anciennes ont disparu brutalement après le contact d’Aka avec les vaisseaux de l’Eukumen. Après avoir fini le roman, je ne suis pas sûr de pouvoir répondre à cette question, mais j’ai adoré suivre cette linguiste ethnologue dans sa recherche et son exploration d’un monde autre, et, comme toujours chez Le Guin, fascinant. J’ai aimé ce roman par ce qu’il laisse percevoir du mystère des autres cultures, des autres êtres humains, parce qu’il dit de nos relations avec ces ailleurs, comment nous aimons nous y laisser entraîner et parfois piéger.

Le livre écorné de ma vie — Lucius Shepard


Ce qui est bien dans ce livre : l’écriture, souvent inspirée, capable de transmettre des sensations complexes. La couverture. Le concept bien fumé du récit (que je ne spoilerai pas). Le reste, je n’ai pas aimé (le narcissisme littéraire, vrai ou simulé, le Cambodge vu par les yeux d’un occidental,  le sexe/drogue/violence, la re-descente du fleuve en bateau…). J’ai de la sympathie pour Lucius Shepard et j’ai vraiment beaucoup aimé certains de ses récits, mais pas celui-ci. 

L’anomalie — Hervé Le Tellier

 

J’ai lu un Goncourt !

Celui-ci est arrivé précédé d’une réputation flatteuse. Original, romanesque, science-fiction… On nous présente une galerie de personnages, puis, vers le premier tiers, un évènement très étrange qui va bouleverser leur vie à tous, le genre d’évènement qui se produirait dans le premier épisode d’une série un peu weird.

Les personnages sont très bien écrits, avec grand talent. Ils sont presque tous des héros de film, film américain pour certains, film français rive gauche pour d’autre, il manque le film social. L’auteur les plante en un chapitre chacun, très bien arrangé, qui nous en dit beaucoup et nous dit juste ce qu’il faut, un peu à la façon de Léo Henry au début du Casse du continuum. J’admire.

Après cette mise en jambe remarquable, il y a l’évènement, l’anomalie du titre. L’auteur a des lectures, des références, alors il relie le truc à un paquet d’idées SF puis, après ça, nous dit clairement qu’il n’en a rien à faire de l’explication, et c’est à peu près à ce moment que je n’en ai eu plus rien à faire du roman (je ne sais pas si c’est lié : il est une chose admirable qui surpasse toujours la connaissance, l’intelligence, et même le génie, c’est l’incompréhension, je vous laisse admirer). Après, c’est bla, bla, bla, conséquences pour personnage 1, pour personnage 2, personnage N, et fin du roman, qui est trop court pour que j’aie le temps de m’ennuyer.

C’est fait avec beaucoup de métier, c’est distrayant et au final, aucune patte de canard n’a été brisée durant la lecture.

The Irishman — Martin Scorsese

 Martin Scorsese est vieux. Robert de Niro est vieux. Al Pacino est vieux. Joe Pesci est vieux. Martin fait revivre le monde de little Italy et des gangsters en rajeunissant numériquement tous ces gens, puis en les emmenant vers la vieillesse et la mort. C’est parfois marrant au début et ça devient long et sépulcral. Ca m’a plu quand même. Plus le temps passe, plus Sheeran l’Irlandais, joué par Bob de Niro, a un air de Droopy dépressif. On comprend que sa famille lui fasse la gueule.

J’ai appris plein de truc sur l’histoire du crime et des US, et qui était Jimmy Hoffa. La balade valait le coup.

In the mood for love — Wong Kar Wai

Je me rappelle avoir eu un peu envie de voir ce film à sa sortie, puis il a sombré dans la liste immense des films jamais vu. Une coïncidence et une rencontre nous l’ont rappelé et nous l’avons regardé.

Suite l’épisode 12 du podcast « une invention sans avenir » (écoutez-le ! J’espère que ça vous intéressera autant que moi), consacré à la critique, je ressens une certaine vanité à tenter de dire des choses de ce film.

Nous avons beaucoup aimé et c’est très beau.

Un homme et une femme s’aiment (peut-être ?) dans le Hong Kong des années soixante. La lumière est trouble, parfois verdâtre, teintant les doigts qui effleurent les cigarettes. Les espaces sont exigus, quasiment tout se passe dans des couloirs, des escaliers. Monsieur Chow écrit en amateur des feuilletons wuxia. Madame Chan fait bonne figure, et elle porte pour chaque scène une robe qipao différente, mais à chaque fois très très belle. Quand elle marche, ses pieds se posent sur une ligne. Il y a du montage et de la musique, tout s’agence merveilleusement, les dialogues plein de sous entendus, les ellipses temporelles, les lumières sur les visages sérieux des personnages, la fumée des cigarettes.

Si vous aimez le cinéma, cet art avec des gens qui bougent sur un écran, ce film pourrait vous plaire.

La main gauche de la nuit — Ursula Le Guin

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Il y a quatre ans, j’ai relu les Dépossédés
(c’était vachement bien). Cette année, j’ai récolté plein de vieux
livres de SF chez un copain qui vidait sa bibliothèque et parmi ceux-là,
la main gauche de la nuit, que j’ai donc relu dans la même
édition pocket moche que quand je l’avais découvert. Oui, cette couv est
vraiment… heu… sans rien à voir avec le contenu ?

 Et le livre, alors ?

J’en avais le souvenir d’un bouquin un peu obscur dans lequel il m’avait fallu du temps pour plonger. On dira que j’ai grandi, et c’est maintenant exactement la SF qu’il me faut. Primo, le roman n’est pas très long. Puis il croit entièrement à son univers, et moi j’y crois aussi. Le récit est totalement, humainement et sociologiquement crédible.

Je rappelle très très vite le pitch : Genly Aï, un Terrien, est envoyé de la société galactique sur la planète Gethen (dite Nivôse par ceux qui l’ont découverte), un monde très très froid peuplé par des humains hermaphrodites. Il va se retrouver coincé dans des intrigues politiques compliquées, devoir voyager à des endroits où il n’avait pas envie d’aller et il va se faire un ami.

Relire mamie Ursula de nos jours, c’est à la mode (et bien tant mieux : elle fait de bons livres). Relire celui-là, en post metoo et féminisme plus visible (ou bien = l’auteur de ces lignes un peu plus informé), c’est intéressant. Comme m’a dit une amie, c’est un roman assez misogyne : la vision que le narrateur a des femmes et de ce qui est « féminin » est carrément dépréciatrice.

Autre surprise, alors que dans la langue des natifs le pronom pour décrire les gens est asexué (comme eux, qui le sont 90% du temps), le texte anglais et français utilise il tout le temps. On se demande ce qu’aurait donné un texte où les getheniens auraient été décrits dans une grammaire prenant en compte leur manière particulière d’être genrée. Pourquoi est-ce que Ursula n’a pas fait ce genre de choix ? Peut-être que ça ne se faisait pas, ou par manque de savoir le faire (les autaires sont parfois très limité.e.s dans leurs capacités, j’en sais quelque chose), ou d’autres raisons qui ne sont qu’à elle. Le livre est comme ça, tant pis, tant mieux, ça nous permet d’en parler.

Sinon, j’ai adoré. J’ai voyagé très loin, j’ai aimé les personnages, j’ai vécu dans des sociétés étranges et humaines, incompréhensibles et toutes proches. La toute fin du roman m’a bouleversé et m’a fait ressentir quelque chose que je ne trouve que dans les meilleurs textes de SF, une nouvelle perception de qui je suis et de ce que nous sommes, nous, êtres humains. 

 

Blogging tardif – films

Le principe de ce blog est, depuis le début, de suivre un peu mes lectures, visionnages et autres rencontres avec des productions culturelles. Je ne suis pas aussi assidu à le tenir que je ne le fus, mais j’aimerais marquer ici quelques trucs regardés ou bien lus ces dernières années dont je voudrais garder une trace. Jugements lapidaires en perspective ! Peut-être que je développerai plus tard certains de ces commentaires dans des messages plus longs, mais j’en doute, les journées sont courtes et la fin des temps est proche.

On va commencer par les films, dans un ordre approximativement inverse de visionnage. A relire la liste, je me rends compte qu’il en manque, mais tant pis. Voici donc, en vrac, des films vus ces deux dernières années.

 

Re)Trouvailles | BERTRAND TAVERNIER | Le juge et l´assassin - YouTube

 

Le juge et l’assassin, de Bertrand Tavernier : après quelques belles rencontres, comme Laissez-passer, nous avons exploré d’autres films de Tavernier. Nous en avons aimé certains et détestés d’autres. Le juge et l’assassin fait partie des premiers : la relation entre le juge (Noiret) et l’assassin (Galabru) est fascinante, les scènes secondaires sont très bien. La charge de gauche n’est pas très fine, mais ça fait plaisir de voir cette lutte des hommes et des classes ainsi incarnée. On a beaucoup aimé.

QUE LA FETE COMMENCE

Que la fête commence, de Betrand Tavernier: voir supra. Celui-ci est dans la seconde catégorie. On aime beaucoup les acteurs qui y jouent (Noiret, Rochefort et Marielle !), l’ambiance d’époque est forte, mais le film, avec son lot de sperme, de sang et de pisse est somme toute assez déprimant.

 

Capitaine Conan - Film de Bertrand Tavernier (France, 1996) de Bertrand  Tavernier (Film de guerre) : la critique

Capitaine Conan, de Betrand Tavernier: voir supra. La reconstitution, le sujet, l’époque, le cadre sont formidables. Certaines scènes, extraordinaires. Torreton, incroyable. Mais on n’a pas aimé. On n’a pas bien compris où ça nous emmenait, et nous n’avons jamais accroché.

Les Choristes (2004) - VEGA Film & Distribution

Les choristes, de Baratier: je ne me rappelle plus pourquoi on l’a regardé, peut-être pour faire plaisir aux enfants ou aux grands-parents. J’ai pensé aux disparus de Saint Agil, de Christian-Jacque, et je me suis dit qu’on savait bien mieux faire les films de pensionnat à en 1936. Les choristes, c’est bien gentillet. Et tout le monde ne filme pas les enfants comme Truffaut dans les 400 coups.

 

Le Grand Meaulnes : Un film de Jean-Daniel Verhaeghe , Une nouvelle  adaptation du roman d'Alain-Fournier - aLaLettre

Le grand Meaulnes, de Jean-Daniel Verhaeghe : on y retrouve le mignon Jean-Baptiste Maunier, comme dans les choristes. Mais là où les choristes était simplement gentillet, ce grand Meaulnes est nul. Rien à sauver (comme quoi, avoir Marielle ou Torreton dans un film ne suffit pas).

 

Mamma Mia! : 7 anecdotes à connaître sur la comédie musicale | Vogue France

Mamma Mia!, de Phyllida Lloyd : je ne l’ai jamais dit, mais une de nos descendantes est fan de comédies musicales et de Abba. Et bien c’était très rigolo de regarder ça avec elle. J’ai découvert Abba, et en fait, j’ai plutôt aimé.

 

The Imitation Game - Le Temps

 

The imitation game, de Morten Tyldum. Un film sage sur un sujet fascinant. Ca se laissait quand même regarder, et certaines images étaient très bien.

What Is The Main Point of 'Gattaca' (1997) Movie? What Is The 'Gattaca'  Meaning? » SpikyTV

Gattaca, de Andrew Niccol : celui-ci, je l’avais vu à sa sortie. Les filles ont eu à la regarder sur demande d’une de leurs profs. J’avais oublié combien ce film était abstrait et beau. Plastiquement, il a étonnement peu vieilli. Et j’adore la manière dont Jude Law incarne son personnage. Formidable.

 

THE TRUMAN SHOW (Critique) – Les Chroniques de Cliffhanger & Co

The Truman show, de Peter Weir : encore un visionnage scolaire, dans le cas d’une réflexion en classe sur la liberté. La réalisation n’est pas très inspirée, mais le film reste remarquable par l’univers qu’il crée. Et j’y aime beaucoup Jim Carrey. Une très belle découverte familiale.

 

Richard III (1995) - IMDb

Richard III, Richard Loncraine : celui-là aussi, vu à sa sortie. Ian Mc Kellen avant qu’il soit Gandalf et Magneto, et avant qu’il se commette dans Cats, c’était quelque chose. Shakespeare + nazis, ça marche plutôt très bien.

Photo du film L'Assassinat du Père Noël - Photo 6 sur 6 - AlloCiné

L’assassinat du Père Noël, de Christian Jacque : celui-ci, on l’a regardé pour se plonger dans les années 40. Rien de transcendant, mais ça se regarde très bien.

 

Critique : Man on the Moon, de Miloš Forman - Critikat

Man on the Moon, de Milos Forman : j’ai dit plus haut que j’aimais Jim Carrey. Il est vraiment extraordinaire dans ce film sur un Andy Kauffman, humoriste barré des années 70. Ce film mériterait un billet plus long, tant il m’a bouleversé et mis mal à l’aise. On en vient à douter de la vérité, et de la réalité, comme chez Dick ou chez Christopher Priest. C’est vraiment très bien.

 

Ondine»: quand l'amour fait splash - Le Temps

Ondine, de Christian Petzold : urbanisme berlinois et morceaux de récit fantastique. C’était inhabituel et plutôt pas mal, mais je ne m’en souviens pas très bien, ce qui n’est pas très bon signe.

 

Indiana Jones and the Temple of Doom (1984) - IMDb

Indiana Jones et le temple maudit, de Steven Spielberg : (re)vu en famille. A part la première scène, on a détesté. Je sais qu’il paraît que c’est le meilleur de la série, etc., mais en fait la misogynie du film/du personnage nous a vraiment déplu. (Alors que, durant mon premier visionnage au siècle dernier, je me rappelle avoir ri tout le temps)

This is the gruesome original ending of the Hunchback of Notre Dame

Le bossu de notre dame, de Gary Troussdale et Kirk Wise : vu avec une enfant à l’hosto. Je ne l’avais pas aimé à la sortie. Là, je l’ai adoré. Les musiques, la réalisation, la qualité des dessins et des décors, les chansons… Et ce détail qui laisse entendre que les gargouilles qui parlent n’existent que dans la tête de Quasimodo… Formidable. C’est le Bolchegeek qui m’avait donné envie de le revoir.

 

Frère des ours | DisneyPixar.fr

Frère des ours, Aaron Blaise et Robert Walker. Vu aussi à l’hosto avec enfant. Les chansons sont nulles mais le cadre était original et le scénario contient un twist assez joli. Ca parle de la vie, de la mort, de la culpabilité et du rachat. Pas mal.

 

7 Easter Eggs You Can Find in Disney•Pixar's Up—Plus 3 Up Easter Eggs in  Other Pixar Films - D23

Up, de Pete Docter et Bob Peterson. Vu aussi à l’hosto avec enfant (oui, ça a été un peu long). On a beaucoup aimé. Le quasi court métrage qui ouvre le film et qui résume la vie du héros est un chef d’oeuvre.

WALL-E - Movies on Google Play

Wall-E, de Andrew Stanton. Vu aussi à l’hosto etc. On a adoré. Plein de trouvailles géniales, une SF poétique qui fait penser à des classiques des années 50.

 

Cats' VFX Artist Breaks Silence on Editing Out Buttholes | IndieWire

Cats, de Tom Hooper: dieu que c’est embarrassant ! Mais ça nous a fait découvrir le muscial d’origine (plusieurs chansons sont très bien) et les poèmes d’où tout cela provenait.

 

Lola Rennt (Run Lola Run) - Introduction Theme - YouTube

Lola Rennt, de Tom Twyker: vu à sa sortie, j’en gardais un souvenir ébloui. Et bien j’aime toujours beaucoup, et Marguerite (11 ans à l’époque) a adoré. Parce qu’il y a Franka Potente avec des cheveux rouges et une musique qui envoie du bois.

 

Little Women

Little women, Greta Gerwig : une adaptation moderne et assez sage du roman, rien de honteux, bien jouée, bien faite, avec Paul Atreides dedans. Ce film m’a surtout rappelé le roman et l’importance qu’il a eu dans ma vie, en me présentant la figure d’une jeune personne voulant et pouvant devenir écrivain. Je crois que j’ai eu envie d’écrire après l’avoir lu. Et j’étais sans doute un peu amoureux de Jo.