Troisième film vu durant cette séquence du NIFFF 2026 : A Prayer for the Dying, réalisé par Dara Van Dusen.

Une sorte de western existentialiste norvégien. Le héros est à la fois le shérif et le pasteur d’une petite communauté du Wisconsin des années 1870. Il se déplace à vélo, pour une raison que l’on ne comprendra que vaguement par la suite (on découvrira plus tard qu’il porte un traumatisme lié aux chevaux). Le détail amusant : on sait qu’il est norvégien — et c’est en réalité un élément plutôt bien vu, puisque les Scandinaves étaient nombreux dans le Grand Ouest à cette époque. D’autant que cette origine joue un petit rôle dans l’histoire.
Le film est graphiquement très beau. Le world building est très réussi : on croit à cette petite communauté isolée, on croit même plutôt à ces personnages, notamment le médecin, joué par cet excellent acteur que nous avons souvent vu dans des films des frères Coen, John C. Reilly.

Le pauvre pasteur va se retrouver confronté à une situation vraiment pénible (understatement) : un incendie, puis une épidémie. À partir de ce moment-là, le film devient très lourdement démonstratif. Il ne raconte au fond pas grand-chose d’intéressant — on comprend où tu veux en venir, Dara.

Ce film est une belle occasion manquée : un cadre intéressant, des personnages bien posés et, finalement, une histoire qui ne s’intéresse pas assez à eux et transmet la vision déprimante de notre époque. Dommage.