Nous sommes allés voir un film de fantasy basé sur une duologie — deux romans qui se suivent — qui a connu un grand succès, signée par un certain Aède Homère.

Dans le premier tome, on voit une expédition militaire pleine de héros se mettre en place et attaquer une grande et noble cité au bord de la mer. Le deuxième tome est une sorte de spin-off qui se concentre sur l’un des héros les plus rusés de tous, Ulysse, alors qu’il rentre chez lui après la bataille.

Comme tous les films de fantasy contemporains, celui-ci est plutôt long — presque trois heures — avec des décors naturels incroyables, des effets spéciaux, des scènes de bagarre, et un casting all-stars. Bref, c’est assez classe.

Malgré l’histoire hyper connue, le réalisateur parvient à offrir des visions et des images originales : le cheval abandonné sur la plage, le cyclope, la paroi séparant le monde des hommes de celui des femmes dans le palais d’Ithaque…
Je sais bien que les décors et costumes sont un patchwork d’époques et d’influences, de l’âge du bronze à la Grèce classique en passant par l’imagerie hollywoodienne du péplum et la pop culture, mais ils parviennent à créer un monde auquel j’ai cru.
Il y a vraiment beaucoup de choses que j’ai aimées dans ce film : l’ambiance oppressante du palais envahi de prétendants, l’attitude et le sens politique de la reine, l’arc qui chante, les hommes qui meurent et se chient dessus entassés dans le ventre du cheval, la présence des dieux — Zeus, Poséidon ou Athéna —, la scène de la visite chez Ménélas…

J’ai aimé la manière dont les personnages sont écrits, et la façon dont le film mobilise quelques concepts d’histoire ancienne (la fin de l’âge du bronze, les peuples de la mer) pour nous parler d’un monde idéal et rêvé, celui des échanges et de l’hospitalité.