La valle dei sorrisi — Paolo Strippoli

Quatrième film vu au NIFFF : La valle dei sorrisi, un film d’horreur italien réalisé par Paolo Strippoli.

On y découvre, à l’époque contemporaine, un homme un peu paumé qui arrive dans une vallée reculée du Frioul — ce coin d’Italie qui fait vraiment penser à la Suisse — pour y prendre un poste de prof de gymnastique dans le petit lycée local. La particularité de cette vallée, c’est que tout le monde y est heureux. Lui, pas : il arrive avec un gros traumatisme, ça se lit sur sa figure. Le type est totalement déplaisant, fait tout pour se faire détester. Mais comme la serveuse du bar local a envie de l’aider, il va finir par apprendre le secret de ce recoin du monde.

Je ne vais pas spoiler, mais le récit présente pas mal d’éléments vraiment intéressants, qui rejoignent même des univers sur lesquels nous avons travaillé. Il y a, dans cette vallée à la fois bienheureuse et traumatisée, un personnage extraordinaire, joué par un très bel acteur, autour duquel toute la population du coin à organisé sa vie. Certains décors sont tout à fait étonnants et très bien vus.

L’aspect religieux du récit marche très bien et le film travaille de manière intéressante les questions du traumatisme et du soulagement de la souffrance. Le personnage du « père », est vraiment très réussi, avec toutes ses ambiguités. Le film nous a beaucoup intéressées, jusqu’à la toute fin, dont la mise en scène présente quelques scènes puissantes, mais qui se sent obligée de faire une fin « film d’horreur », alors qu’on aurait pu dévier vers une fin SF (avec le personnage présenté devant le pape et passant à la télé ? Ca aurait eu de la gueule). Je fais la fine bouche, mais ce film a été une belle découverte, nous en avons aimé l’histoire, les personnages et l’atmosphère.

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