L’agent secret – Kleber Mendonça Filho

L’histoire commence avec un panneau annonçant que ça se passe au Brésil en 1977 et que c’était une époque troublée. Un type au volant d’une petite coccinelle jaune pétante arrive dans une station service au milieu de rien. Le pompiste, un type au gros vente et aux lunettes de travers, sort de la cabane pour le servir. A quelques mètres de la pompe, un cadavre vieux de plusieurs jours à peine recouvert de papier journal (les chiens errants du coin sont intéressés) : le pompiste explique qu’il n’y est pour rien et que les flics ne sont pas encore passés récupérer le corps, parce que c’est carnaval. Puis des flics arrivent quand même, ils voient le cadavre, ce n’est pas leur affaire. Ils inspectent la voiture du mec en détail et cherchent un moyen de lui soutirer quelques sous.

La scène donne le ton du film. Couleurs vives, police inquiétante, situations bizarres, visages et corps de toutes formes et de toutes couleurs. Le conducteur de l’auto et personnage principal fuit quelque chose (on mettra du temps à savoir quoi), des gens veulent le tuer (on saura pourquoi). On croiser des personnages très beaux et touchants : la vieille femme de la résidence (dona Sebastiana), la dentiste qui se planque, le vieux projectionniste et son épouse… D’autres très effrayants : des flics plus ou moins dégénérés, d’anciens militaires aux mauvaises habitudes… Et d’autres tout simplement singuliers, comme le tailleur juif, le tueur à la casquette rouge, les employés du bureau d’identification judiciaire…

Le film crée une ambiance colorée, joyeuse, incertaine et terrifiante que j’ai beaucoup aimée. J’ai eu l’impression de saisir quelque chose du Brésil (où je ne suis jamais allé), celui du passé et celui d’aujourd’hui. C’est un très beau film.

Un homme et une femme – Claude Lelouch

Ça a été notre film de réveillon, choisi par mes parents. Je n’avais jamais vu de film de Lelouch, dont j’avais l’image d’un type un peu prétentieux, réalisant des films avec un style particulier (romantiques, musique, caméras qui tournent).

Le pitch : lui et elle ont leur gamin dans le même pensionnat en Normandie. Elle manque son train, il la raccompagne à Paris dans sa belle voiture rouge. Ils se plaisent, se découvrent, cherchent à se revoir. Les deux sont veufs (peut-être…). Il est beau (c’est Jean-Louis Trintignant, mais en fait je lui trouve un air méchant, je ne l’aime pas beaucoup — mon appréciation), elle est très belle.

Ce film, palme d’or 1966, est super bien filmé (si, si). Il raconte par l’image plus que par les blablas, il est très sensoriel (bruits de moteur, éclats des vagues de la plage, ambiance de restaurant, de route tard le soir). Les souvenirs sont évoqués par des effets de montage très bien fichus, ça coule tout seul. Il traverse plein d’atmosphères différentes, d’une manière à la fois vive et brillante. Du beau cinéma.

Anouk Aimée incarne l’archétype de « l’actrice française super belle », du genre tu es un jeune intello et tu as une photo d’elle au-dessus de ton lit. Elle a ces grands yeux ourlés de très grands cils, ce regard mystérieux masqué derrière des lunettes de soleil, cette voix un peu profonde et une grande capacité à être amoureuse. (Là, je parle de ce qu’elle projette, pas de ce qu’elle était, je ne la connaissais pas.)

Le film date de l’âge de la voiture. On entend des moteurs tout le temps. JLT est un vrai pilote. Les véhicules grondent, claquent et roulent, vroum, vroum, vroum. La moitié des scènes ont lieu en bagnole. Le mec conduit tout le temps, et notamment quand il ne devrait pas conduire (genre faire monter des gamins avec toi dans une auto après avoir roulé 5 000 km, sérieux ???), et personne ne porte de ceinture. J’ai eu peur tout le temps, pour tout le monde.

Quand ils sont en auto, la deuxième fois, on entend la radio parler de « un homme et une femme » (oui, le titre) qui sont décédés dans un accident de voiture… Ça fait planer sur tout le film l’ombre de la mort, tout le temps, et en fait, d’un point de vue narratif et émotionnel, c’est vraiment pas mal.

Un simple accident – Jafar Panahi

Donc voilà, c’est un film iranien fauché, tourné avec comme décor principal une camionnette (ça se voit). Récompensé par la palme d’or et financé par des capitaux français. Et ça va nous dire que le « régime des mollahs », comme dit la presse, ce sont des méchants. Je vous renvoie à la super vidéo de cinéma & politique sur un certain business du cinéma « exotique » (je veux dire: pas européen ni américain).

Bon, voilà, on dit tout ça, et, en fait, ce film est super bien. J’ai pensé en le voyant que c’était tout le contraire des productions AI/CGI. Plein d’aspérités, de surprise à l’image et de vrais gens à l’écran. C’est réaliste mais c’est une fiction, une histoire qui rappelle un peu la pièce « la jeune fille et la mort », en plus fin et moins sérieux.

C’est un film à la fois flippant (on a dit, le régime, ce ne sont pas des gentils), humain, marrant, absurde, très très bien joué (j’ai adoré tous les acteurs et, en particulier, le type à la tête complètement quelconque qui joue le personnage principal). L’histoire m’a tenu en haleine jusqu’à la dernière seconde. 

Alors oui, c’est une charge, c’est frontal, le discours n’est pas très fin, mais l’ennemi, en vrai, non plus. Et si, au moins, on peut en rigoler, ce n’est pas plus mal.



Il était une fois dans l’Ouest – Sergio Leone




Oui, bien sûr, je l’avais déjà vu, il y a longtemps, mais c’est une douceur particulière que de dire à Marguerite : « tu avais aimé le bon, la brute et le truand, non  ? Assez de temps a passé, ce soir on va regarder un autre film du même type. »

Et après les dix-quinze minutes de la scène d’ouverture, le type avec la goutte qui s’écrase sur son chapeau, la mouche sur la face du truand, le grincement de l’éolienne, le cliquètement du télégraphe et le grondement grondement grondement du train avant que l’homme tenant un sac de voyage apparaisse sur le quai et joue de l’harmonica, elle m’a dit « toutes les scènes seront aussi lentes que celle-là ». J’ai dit « ben non », et en fait, si.

En vérité, on a aimé, elle et moi. Les longs caches poussières qui claquent dans le vent. La musique qui traine ses ritournelles. Les grands yeux de Claudia Cardinale. Le visages burinés en très très gros plan. Les personnages brutaux et mélancoliques.

Quelques remarques qui nous sont venues en en parlant :

– la dynamique des personnages est assez similaire à celle du « bon… ». Il y un gentil pas très gentil (Bronson = Clint), un méchant très méchant (Henry Fonda = Lee Van Cleef) et un type douteux finalement assez sympathique (Cheyenne = Eli Wallach)


– la première moitié du film, quand on ne connaît pas les tenants et les aboutissants de l’histoire, est très flippante. Notamment le moment de l’harmonica dans la nuit devant la maison des McBain.

– Jill est un beau personnage, c’est très chouette de découvrir le récit et la situation à travers son point de vue et sa position, très instable, très fragile. Quel dommage qu’elle ait si peu d’agentivité… Je n’ai pas beaucoup de sympathie pour Leone et Bertolucci là-dessus.

– Les visages d’hommes apparaissent souvent en très gros plan, on en voit toutes les imperfections. Le visage de Claudia Cardinale est toujours impeccablement maquillé et jamais vu de trop près.

– Morton est aussi un bon personnage. Quelle incroyable idée, le type qui se suspend par les mains dans son train !

– Au cinéma, un tiroir ouvert contient toujours un revolver. Ou, au moins, une arme.

– L’homme à l’harmonica est quand même un gros connard alors qu’il pourrait l’être un peu moins. Pourquoi essaie-t-il de violer Jill ? Quel est le sens de cette scène ?

– j’aime le fait que le duel final se passe dans une arrière-cour. Qu’en fait, plus personne n’en a rien à foutre, de l’harmonica, de Frank, de ce qu’ils font. Tout ça passe.

– Mais le pendu… La cloche… Ca donne des frissons.

Bref, super film anyhow.





Kingdom of Heaven – Ridley Scott

Hier soir, avec Cecci et Marguerite, nous avons regardé Kingdom of Heaven, de Ridley Scott, qui m’avait laissé une impression mitigée à sa sortie. Alors, oui, Orlando Bloom a une seule expression durant tout le film, et il y un seul perso féminin (enfin, deux, mais le premier est mort avant le début du film), donc ça va être hard de passer le test de Bechdel. Et le héros est trop fort, il sait tout faire, apprendre à se battre en cinq minutes, fabriquer des machines de siège et monter un système d’irrigation dans un pays qu’il vient de découvrir parce que les gens qui habitent là, bêtes, n’en ont jamais eu l’idée.

« Go, and tell Saladin that Jerusalem is coming »

Mais à part ça, on a aussi des costumes superbes, des décors qui ressemblent à des tableaux, des trucs qui flottent dans l’air (cendres, pétales, papiers – Ridley Scott signature), des drapeaux, encore des drapeaux, des armées immenses, des personnages musulmans très beaux, des templiers, et quelques images vraiment puissantes. Avec des drapeaux.

Je me suis laissé prendre dans cette quête mystique pas très causante, avec une musique ample et le passage de l’ombre à la lumière, la découverte du monde par ce jeune homme en quête d’un dieu et d’un sens.

Marguerite dit que ce film a des points communs avec le treizième guerrier : un personnage qui passe d’un monde à l’autre, la rencontre des cultures et un siège désespéré. Et, fun fact, une citation musicale durant la scène de l’adoubement collectif !

Nous avons regardé la director’s cut, conseillée par Sabrina K*, et d’après les revues en ligne elle est bien mieux (réellement) que la version cinéma. Le film m’a paru en tous cas avoir une belle cohérence de rythme et de dramaturgie, qui m’a emporté. Narrativement, j’aime l’idée d’un combat final dans lequel on ne souhaite la victoire d’aucun côté. Et sortir en 2005, en pleine war on terror, un film prônant une vie paisible entre chrétiens et musulmans et montrant de manière positive un chef musulmans portant la barbe, c’était quand même pas mal. 

Et le personnage du roi lépreux… J’aime déjà le film juste à cause de lui.

Akira – Otomo

Hier soir, on a regardé Akira avec Marguerite. Je n’avais pas revu ce film depuis environ mille ans. C’était super beau. L’histoire est à peu près sous contrôle pendant 90 minutes, la fin est un grand trip apocalyptique plein d’images superbes mais qui part en complète sucette. 

Restent l’animation, de toute beauté. La scène de poursuite en moto du début, immense moment.

Quelques réflexions de visionnage 2025 :

J’avais oublié que le film était aussi violent !

La scène du gars qui emmène l’enfant et se fait prendre dans les projecteurs de la police anti-émeutes… Graphiquement, c’est incroyable.

Une grande ville brutale de 2019 aux institutions éducatives déglinguées, aux flics violents, aux troupes anti-manifestation armées de flashball et de lacrymos en immenses quantité, ça me rappelle quelque chose. Les manifs contre la réforme des retraites ?

Je ne m’étais pas rendu compte de combien le style graphique d’Otomo avait d’échos avec celui de Moebius, notamment dans le design des personnages et de leurs fringues.

L’histoire n’est pas très sympa pour ses rares persos féminins. Kaori, victime d’une tentative de viol ? Les motards s’intéressent plutôt, d’abord, à la moto, puis à Tetsuo. De toute façon elle meurt à la fin, absorbée dans Tetsuo, alors qu’elle tente des trucs… Kei est un peu plus favorisée, elle a un look cool, mais elle devient rapidement un véhicule pour Lady Kiyoko, autant pour son agentivité. (et sinon, elle passe son temps à appeler Ryu)

Bizarre que le Colonel (techniquement, un dictateur militaire) soit présenté comme un personnage aussi sympathique.

Bokshi – Bhargav Saikia

Vu au NIFFF en 2025

Une jeune femme bourgeoise indienne éduquée dans une école chic fait des rêves étranges qui la relient à une culture chamanique et à une forme de culte de la sorcière. Elle finit par se rapprocher de sa mystérieuse prof d’histoire qui, comme chaque année, organise une sortie de trekking scolaire dans les contreforts de l’Himalaya, pour se rendre à un lieux mystérieux, un bizarre nombril de la terre… What can go wrong ?

Ce film bancal et trop long a plein d’aspects cools. Notamment le goût très premier degré du récit. Le réalisateur y croit à fond et ça fait plaisir. Les décors sont super chouettes et surprenants pour nous Européens (maisons et boarding schools pour riches, montagnes et forêts), les acteurs sont très chouettes, les personnages plutôt intéressants, particulièrement l’héroïne, dont la relation à ses racines est tout à fait ambigue. J’ai eu aussi un vrai plaisir à entendre ce collage de langues, de l’anglais à l’hindi, au népalais jusqu’à la langue inventée des cultistes.

L’image est souvent aussi très chouette, notamment le jeu sur la couleur rouge.

Pour le reste, je trouve dommage la plongée finale dans la violence, qui ramène le récit dans un genre codé alors qu’on aurait pu se demander : quel avenir pour une femme initiée au culte d’une sombre déesse chthonienne ?

(cet article dit bien ce que je pense du film, avec plus de détails)

Alpha – Julia Ducournau

Vu au NIFFF en 2025

On va commencer par l’évidence : Alpha n’est pas Titane. Titane est un film choquant et bouleversant qui m’a sécoué de bout en bout. Alpha est moins fort et moins fou. Ca n’en reste pas moins un film intéressant.

Alpha est un ado maghrébine forte en gueule, 13 ans, dans un collège assez moyen, qui déconne un peu. Sa mère est médecin, en un temps où se propage une épidémie flippante qui transforme les gens en statues de marbre. A cause d’un tatouage sauvage et d’une aiguille un peu crade, on se dit que, peut-être, elle est contaminée, et ça se sait au collège, ce qui ne lui rend pas la vie facile. Puis arrive l’oncle Amin, camé, qu’on doit accueillir dans l’appartement. « Ce n’est pas une faveur que nous lui faisons. C’est la famille. »

Ce que ce film a de bien : son world building. Ville industrielle, grands ensembles, femme d’origine berbère qui se bat pour sa fille tout comme elle se bat contre la maladie, ambiance pré-téléphones portables, atmosphères étranges, sable rouge, vent, lumières bizarres. Nous l’avons vu en séance du soir et nous avons trippé.

Les acteurs sont super bien, très beaux, très intenses. La narration éclatée nous égare avant de trouver sa logique dans un récit familial touchant, avec presque une sorte de twist final. Certaines images sont incroyables (la lecture du prof d’anglais dans le noir, la scène de la piscine, la scène de l’échafaudage…)

Je lui reproche un truc assez important : à un moment, le récit de SF eighties-punk se révèle comme une allégorie tout à fait transparente d’autre chose de très clair et c’est dommage. Ca ne m’a pas empêché, deux jours après visionnage, de penser que j’ai beaucoup aimé.

Reflet dans un diamant mort – Hélène Cattet et Bruno Forzani

Vu au NIFFF en 2025

Voilà un film super bizarre, très intéressant et auquel nous n’avons pas vraiment accroché.

Un ancien espion genre James Bond joué par (un/des) acteur(s) au vague air de Sean Connery se rappelle son passé dans un palace où il séjourne sur la côte d’Azur, notamment ses affrontements avec le boss du pétrole Zandt et avec le génie du mal Serpentik. On va parcourir la mémoire par associations visuelles, associations de lieu, de ce plutôt sale type.

Visuellement, en matière de montage, de création artistique, de création d’images, c’est dément. Le rythme est incroyable, comme une sorte d’impro jazz/funk déjantée, on enchaîne les images de palaces, de déco folles, de miroirs, de bastons, de torture, de violences, de mystères… Le jeu de références avec des trucs qui je connais et surtout des trucs que je connais mal est aussi assez fou. James Bond, bien sûr, mais aussi le cinéma d’exploitation italien, et les fumetti Neri (genre Diabolik) et les films d’arts martiaux et la mode des années 60 et sans doute un million de trucs…

Comme disent le gars et la fille derrière ce film (qui ont l’air trop cools), il est comme un diamant, avec mille facettes, mille choses à voir et à saisir. Et dans ce genre, c’est génial. Ca interroge aussi sur le masculinisme, la représentation des femmes dans ce genre de film, le virilisme des héros-qui-sauvent-le-monde, etc.

Mais mais mais à aucun moment je n’ai accroché à l’histoire. Le « héros » est un gros connard, encore moins attachant que Hubert de la Barthe OSS117 (qui a pour lui d’être une sorte de crétin magnifique). Ses aventures ne nous inspirent rien. On se fout un peu de ce qui arrive aux personnages, sauf peut-être un peu à la magnifique James Bond girl jouée par Céline Camara, incroyablement belle et classe.

Donc je suis ressorti à la fois excité par ce que j’avais vu et tout à fait froid. Ca m’a fait penser à Pulp Fiction (pour le côté collage de références, démontage narratif), avec la différence que dans Pulp Fiction je me rappelle avoir eu un certain attachement aux personnages, même si c’étaient des imbéciles.

Ca reste un film à voir quand même et je regarderai d’autres films des deux mêmes car Forzani et Cattet on un talent dingue. Une chose, peut-être, m’a séduit malgré tout : le jeu d’illusions et d’évanescences du personnage de Serpentik dont le masque ne cache jamais qu’un autre masque. J’ai retrouvé ce sentiment de fictions emboitées que j’associe à l’Italie, à la Commedia dell’Arte, aux premiers fumetti de Dylan Dog, au Dellamore Dellamorte… Un rêve à l’intérieur d’un rêve à l’intérieur d’un rêve.

Touch me – Addisson Heimann

Vu au NIFFF en 2025

Deux colocs un peu nuls, jeunes et anxieux, super anxieux. Joey, c’est la fille. Elle a plein de traumas, est sexy as hell et vulgaire, n’a que des boulots de merde. Craig, c’est le mec, est super gay (mais célibataire), ses parents sont riches et payent pour toi (et pour Joey, mais ils ne le savent pas), il picole, vape, picole et a un streak de 1038 jours sur duolinguo en japonais. Ces deux-là, suite à une péripétie puante, se retrouvent invités de Brian, qui ressemble à un Jésus américain (cheveux longs, barbe douce, regard bienveillant) mais qui est (serait) un alien dont le toucher dissipe toutes les anxiétés, et qui est un super bon coup, notamment grâce à ses tentacules qui… et qui… (la sex tape de Joey avec lui est qualifiée de carrément hentai par Joey). Brian a apporté des arbres qui font de la lumière absorbent le CO2, parce qu’il est vraiment préoccupé par le changement climatique. Vraiment ?

Ce pitch a l’air très nawak (il l’est) et le film est vraiment très fun, plein de surprises visuelles, de scènes de drogue et de sexe un peu jetées, de dialogues très drôles (alors vraiment plein), de tendresse et de cruauté pour ses deux jeunes héros narcissiques et bourrés d’angoisse. J’ai beaucoup ri et beaucoup aimé.