A l’occasion de la fête de la musique, nous sommes retournés au château de Montcherand voir le nouveau spectacle de Béatrice Nani et Alice Businaro dont nous avions beaucoup aimé, l’an dernier, la Cantatrice empruntée.

Pour ce spectacle, les deux femmes fouillent dans une malle de vieilles frusques, dans un grenier, une maison de famille qu’on vide, et voyagent dans leurs racines italiennes.
Tout comme la cantatrice, ce récit théâtralisé est l’occasion de nombreuses pièces chantées, opéra, caf’conc’, variété italienne ou française, chansons militantes… les deux artistes ont du talent et mettent une belle énergie dans la musique.

J’ai moins accroché toutefois à ce Cabaret qu’à leur précédent spectacle. Je comprends assez d’italien pour suivre les chansons (et en apprécier la pertinence), mais il me manquait des références culturelles pour apprécier pleinement le voyage. Les personnages dessinés restaient très archétypaux (même si parfois très drôles) et je n’ai pas ressenti beaucoup d’émotions pour eux.

Un aspect très réussi, toutefois, du spectacle, est la capacité des artistes à se transformer. Perruques, tissus pailletés, robes qu’on enfile et qu’on jette, changements d’âges et de genre…. Elles se déshabillent et se rhabillent, parfois sur scène, jouant avec leurs corps, d’une manière ou audacieuse, fragile, délicate, jamais gênante, très queer au fond. Ce jeu de tissus et de genres m’a fait penser à notre très chère Sabrina Calvo. 
Merci encore à l’association l’art de vie pour ce beau moment dans la cour du château. Je n’ai pas pris de photos cette fois-ci, les photos du spectacle présentées viennent de différents sites de presse.