Source code – Duncan Jones

Le pendu et Cecci ont vu Source code, de Duncan Jones

Dans ce film, on trouve : un type qui se réveille amnésique dans un train. Une militaire qui lui parle par écran interposé. Une capsule/prison glacée. Une délicieuse incertitude SF dans les premières minutes. Des grosses idées marrantes avec un petit nombre de lieux (un train, une base militaire, un parking). Quelques twists plus ou moins cohérents à la fin.

On trouve aussi, malheureusement, des personnages écrits à la truelle à clichés, du sens du devoir, des adieux à son papa, des dialogues vraiment faibles. Bref, c’est marrant mais ça ne casse pas trois pattes à un canard.

La boussole d’or – Chris Weitz

Le pendu et Cecci ont vu : la boussole d’or

Dans ce film adapté d’une saga de fantasy pour la jeunesse, on trouve : une école anglaise stricte, une jeune fille audacieuse, des gitans des mers, un dirigeable, Nicole Kidman dans des robes étonnantes, des ours polaires en armure en 3D (malheureusement), des animaux qui parlent (ouh la la la, bien trop), des méchants ecclésiastiques, des combats où le gentil commence par perdre mais en fait il gagne à la fin, un thruth-o-meter, des Concepts avec des Majuscules.

Cecci a dit : on dirait un monde créé par un organisateur de GN qui voulait faire plaisir à tout le monde. On peut dire que ça ne nous a pas trop intéressés.

Paprika – Satoshi Kon

Revu hier cet excellent film vu il y a cinq ans au cinéma. Aperçu beaucoup de citations manquées lors du premier visionnage (notamment la scène de Bons baisers de Russie). C’est toujours aussi intelligent, toujours aussi bien. Ce que j’avais dit dans mon billet de l’époque reste valable.

La modernité urbaine, la poésie dans les détails, les rêves dont on ne parvient pas à se sortir, les réseaux connectés à la psyché, une légèreté pop, les fantasmes qui nous habitent, la grâce, la joie, la mort. Mon monde.

Relisez aussi l’ancienne chronique d’Olivier Paquet. Cette histoire a quelque chose d’énergique et joyeux. Je pleure la mort de Satoshi Kon.

A serious man – Joël et Ethan Coen

Le pendu et Cecci ont vu : a serious man, de Joël et Ethan Coen

Dans ce film étrange et remarquable, on trouve : l’american way of life dans le Minnesota des années 60. Les joies et les peines de la vie dans une communauté juive ashkénaze. Larry, un homme gentil qui voit sa vie s’écrouler. Des gens qui meurent bêtement. Le mentaculus qui établit les règles de probabilité du monde. Une salle de bain toujours occupée. Des rabbins qui : disent des bétises, répondent à des questions par des questions, ne disent rien. Des moments drôles, mais en fait pas si drôles.

J’ai adoré ce film qui offre une relecture étrange du livre de Job et pose, dans la vie quotidienne d’un professeur de physique, la question du mal, créant un écho avec le remarquable No country for old men. La construction narrative et graphique est d’une grande complexité, tout paraît répondre à tout, les mathématiques, le Zohar, le principe d’incertitude d’Heisenberg, les histoires dont on se sert pour décrire la réalité ou bien parler de Dieu. J’ai beaucoup ri alors que c’est un film très noir. Et à la fin, le vent souffle très très fort. Wow.

Au Service Secret De Sa Majesté – Peter Hunt

Le pendu et Cecci ont vu : Au Service Secret De Sa Majesté, de Peter Hunt

Dans ce film, on trouve : un beau gars viril, une garce insupportable, une base secrète dans la montagne, une horde de dindes gloussantes, des paysages suisses typisch, une scène prégénérique en nuit américaine plutôt potable, un méchant qui ressemble vraiment trop à l’affreux Dr. Evil (on me souffle que c’est l’inverse…).

En fait, ce James Bond un peu mythique est surtout un peu mauvais. Le film n’a aucun rythme, George Lazenby ne joue pas très bien (et moi je n’aime que Sean Connery, en fait), les gags sont idiots et nombre de passages sont ratés. J’ai bien aimé toutefois le cambriolage du coffre-fort.

Renaissance – Christian Volckman

Le pendu et Cecci ont vu : Renaissance, de Christian Volckman

Dans ce film on trouve : du noir très noir et du blanc très blanc (comme dans Sin City) ; un flic bourru et une belle femme, comme dans Blade Runner ; une vision du futur insolite et grandiose ; de belles idées graphiques ; des journées pluvieuses, une intrigue de science fiction qui traite de grands-thèmes-qui-font-réfléchir et des personnages animés qui jouent et parlent comme dans un film français ™. Ça reste tout à fait regardable et sympathique.

La mort aux trousses – Alfred Hitchcock

Le pendu et Cecci ont vu : La mort aux trousses, d’Alfred Hitchcock

Eva Marie Saint dans La Mort aux trousses

Dans ce film classique, palpitant et drôle on trouve : des gens qui ne mentent pas mais qui exagèrent la vérité, un homme mûr qui s’excuse d’avance face à sa maman de boire du Martini, une femme blonde fatale qu’on aimerait croiser dans un train, une vente aux enchères palpitante, un avion qui saupoudre des récoltes qui n’existent pas, des plans fabuleux, des images du sièges des nations unies qui ressemblent à des peintures de SF des années 50, des paysans qu’on croirait sortis d’un tableau de Hopper, le nez de George Washington en vraiment gros plan, un M. Leonard assez inquiétant, une statue remplie de microfilms dont tout le monde se préoccupe mais dont on se moque.

Je le vois pour la troisième fois et je le reverrai encore volontiers.

Cary Grant, Eva Marie Saint, James Mason dans La Mort aux trousses

Millenium – le film

Le pendu et Cecci ont vu : Millenium, le film de Niels Arden Oplev

Dans ce film, on trouve : une geekette avec un macbook, un journaliste un peu empâté, des vieux nazis, un tueur en série, deux viols, une île suédoise, des malversations maléfiques, une enquête avec des ordinateurs et de vieilles photos.

Bon, j’étais curieux de connaître l’histoire pour savoir si je lirais le livre. Au final, la réponse est non. Le film est par ailleurs plutôt moche et lourdaud et on ne comprend pas comment cette jeune fille tellement rebelle peut-être attirée par un vieux beau tellement vieux beau. Pour un voyage en Suède, j’ai préféré Morse.

Moon – Duncan Jones

Le pendu et Cecci ont vu : Moon, de Duncan Jones

Dans ce film, on trouve : une base lunaire, un homme seul, pas si seul mais seul quand même. La voix chaude et rassurante de Kevin Spacey. Des drôles de voitures qui roulent à la surface de la lune. Un héros touchant. Une histoire astucieuse.

Bref, c’est ce qu’on appelle un sympathique petit film, réjouissant et malin, plein d’idées amusantes. Une digression solipsiste, un geek qui parle dans le vide et une fin optimiste. Pas mal, quand même !

Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon – Elio Petri

Le pendu et Cecci ont vu : Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon, de Elio Petri

Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon

Dans ce film (excellent) on trouve : des mouvements de menton (comme dans Vincere), tout ce qu’on n’aime pas en Italie : des hommes qui parlent fort, qui se donnent des tapes dans le dos, qui se tirent l’oreille, une horrible patriarco-gérontocratie, des vieux contents d’eux mêmes, des menteurs, des lâches, des types habitués à se coucher devant l’autorité et d’affreux étudiants de gauche. Un film assez fascinant, désagréable, qui force à adopter un point de vue dérangeant. Mais qu’on ne s’inquiète pas, les méchants et les imbéciles gagnent à la fin.

Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon