Kubo and the two strings – Travis Knight

Kubo… est un film d’animation en stop motion racontant la quête d’un jeune garçon dans mon japon rêvé. Son univers graphique est très original, les personnages (le singe, le samouraï-scarabée, les sorcières…) sont intéressants et originaux et l’animation et les images sont complètement fous (je ne connaissais pas le studio Laika, ça donne envie de s’y intéresser) Le début notamment, avec la vague géante, ou la séance de contes magiques avec des origamis, sont épatants.

Je suis plus réservé sur le récit global, dont l’arc principal est le très classique quête/coming-of-age/reconstruction de la famille défaillante. Sur cette trame simple, on a toutefois des scènes graphiquement et plastiquement folles, souvent surprenantes et déstabilisantes, qui peuvent être effrayantes pour des jeunes enfants.

Une belle découverte, merci Marguerite !

How to train your dragon, the hidden world – Dean DeBlois

Je ne suis à la base pas très amateur de cette franchise. Dragons, vikings, humour gentil, pas trop ma came.

Nous sommes allés voir ce troisième et dernier film (dernier, c’est assumé !) avec les enfants et il m’a bien plu. Il y a toujours le même kitch que les autres, certains éléments scénaristiques ne marchent pas du tout, mais les aventures de cette bande de gentils héros pas très fins et rigolos m’ont émues quand même. Les dragons y apparaissent comme une figure métaphorique pleine de sens et bien tenue, la coming-of-age story est juste. C’est une histoire d’amour et de renoncement qui porte des émotions justes et fortes. Et la scène de danse aérienne entre les deux dragons est de toute beauté (c’était chouette de la voir au cinéma sur un très grand écran).

Le récit comprend quelques moments poétiques, des scènes d’infiltration improbables, des blagues bien trouvées, portées par des personnages ayant une vraie cohérence. L’humour est au premier degré, sans moqueries ni références faciles.

Les enfants ont adoré et leurs parents on eu du plaisir à voir le film.

The lego movie 2, the second part – Mike Mitchell et Trisha Gum

Avoir temporairement un cinéma près de chez soi permet d’aller voir des trucs qu’on ne serait pas allés voir autrement. Et on aurait eu raison. Les animateurs se sont amusés, quelques chansons absurdes ont été composées et l’humour repose sur quelques punchlines et plein de références. L’histoire, malheureusement, est faussement fine : deux mondes s’affrontent, qui ne se comprennent pas, mais nous on les comprend et on en comprend très vite la nature, ce qui permet de voir arriver la fin à des kilomètres.

Je n’accroche pas à cette méta-culture qui repose sur une pile instable de pièces de légo et de films que « tout le monde » à vu (« look ! he’s back-to-the-futuring ! »). Ca fait rire, puis il n’en reste rien. Les personnages n’ont pas beaucoup de consistance.

(Rosa, 11 ans, a eu du mal à accrocher, notamment parce que la plupart des références visant les grands-ados et adultes lui échappaient)

(Mais j’aime bien le personnage de Rex, avec ses guitares électriques et ses dinosaures)

Prédator 2 – Stephen Hopkins

Dès fois, on a des envies bizarres, comme de revoir Prédator 2

Dans une Los Angeles un peu SF, écrasée par la guerre des gangs et la canicule, un ET bien brutal et tribal démolit les gangmens les plus terribles et finit par affronter un flic super balaise.

C’est du gros film d’action qui tache, mais qui passe encore bien. Beaucoup de sang, un peu de sexe (les gangsters aiment bien s’entourer de filles avec les nénés à l’air). Les gangsters noirs sont méchants. Les gangsters latinos sont méchants AUSSI. Les flics blancs sont méchants. Le héros noir est hyper violent. Mais gentil.

Certaines scènes, comme la poursuite du Predator dans l’entrepôt frigorifique ou la scène du métro, sont vraiment très bien. Le film fait exploser mille fantasmes de violence.

Le plus étonnant du film: réussir à faire croire que Danny Glover est un gros costaud (alors qu’il a une stature plutôt normale).

Mad Max, Fury Road – George Miller

 

 

Une petite note pour me rappeler que j’ai vu ce film, merci Antoine ! 

Une scène d’action quasi non stop de près de deux heures. Des images qui envoient du bois. Du baston presque tout le temps (oui, le mot baston peut-être masculin). Un personnage, l’impératrice Furiosa, vraiment très très très badass (le mot a été inventé pour elle).

Boum, vroum, vroum, boum encore et BOUM !

J’ai bien rigolé. J’ai aimé.

Singing in the rain – Stanley Donnen

Encore un classique regardé avec les enfants. Je me rappelais ma découverte de ce film, la grâce extraordinaire de la danse de Gene Kelly et certains des numéros emblématiques et rigolos.

L’histoire, sur la naissance du parlant, est amusante. Le récit menteur de la carrière du héros fait rire également et beaucoup de numéros sont fantastiques dans la mise en scène et les exploits dansés des personnages principaux. 

 

 

Les enfants n’ont toutefois pas accrochées aux conventions non-réalistes de la comédie musicale, à la trop lente progression de l’action. Dans la deuxième partie, l’immense tunnel dansé complètement incohérent avec le récit principal les a perdues. 

Le Guépard – Visconti

J’avais vu au cinéma une version longue et restaurée de ce classique et je m’étais bien ennuyé. Maintenant que je suis plus vieux, je trouve que c’est génial. 

 

 

Le film dure trois heures et il ne se passe quasiment rien. Le prince Salina est un grand noble sicilien. Le royaume de Naples est renversé par les chemises rouges de Garibaldi, avec lesquelles combat Tancrède, neveu du prince. Puis les garibaldiens eux-mêmes deviennent criminels quand s’établit le nouveau royaume d’Italie. Tancrède, homme moderne, épouse la très belle et très riche fille d’un parvenu. On est sûr qu’il va faire carrière. 

Salina, vieillissant, regarde passer un monde où tout change et rien ne change. Les gens comme lui gardent le pouvoir et pourtant rien ne sera plus comme avant. 

 

 

L’adaptation d’un roman d’un grand noble sicilien par un grand noble milanais passé au marxisme (j’ai appris pour l’occasion que Visconti était apparenté aux Visconti-Sforza de Milan, ceux du tarot de, du 15ème et du 16ème siècle, zut, excusez du peu).

Burt Lancaster avec une grosse moustache et un regard doux, Alain Delon beau et superficiel, Claudia Cardinale, très très belle. Des seconds rôles tous au top. Des dialogues faits pour en faire des citations. Des décors italiens extraordinaires: campagne siciliennes, palais à moitié abandonnés, rues de Palerme, églises baroques. Des scènes qui durent, durent, durent, dans la contemplation d’un monde qui à la fois change et reste le même. On y est, on y entre, on n’en sort plus. C’est d’une beauté époustouflante, ça laisse des traces profondément dans le coeur.

Sonnent les cloches du petit matin après le bal frénétique. Claquent les fusils. Et le prince Fabrizio Salina s’enfonce dans les ruelles obscures, disparaissant à notre vue.

Le miroir se brisa – Guy Hamilton

Cinéma avec les enfants, on continue notre exploration du cinéma des années 70-80 adapté d’Agatha Christie, avec une enquête de Miss Marple.

Années 50, joli manoir. Une star vieillissante (jouée par Elizabeth Taylor, star vieillissante elle aussi) participe au tournage dans la région d’un film en costume. Lors d’une réception, la secrétaire de la paroisse meurt empoisonnée. Etait-ce bien elle qui était visée ? Dans cette troupe de tournage où beaucoup se détestent, qui veut la peau de qui ?

Miss Marple s’est fait une entorse, elle enquête à distance depuis son fauteuil (quand elle ne spoile pas les protections du cinéma paroissial en devinant les assassins par avance).

Le miroir se brisa n’est pas un grand film: la réalisation est très planplan. Mais décors et costumes sont bien, le récit est rigolo, l’intrigue est tordue à souhait, les acteurs cabotinent, on reconnaît plein de stars dans des petits et des grands rôles. Contrairement à mort sur le Nil, celui-ci n’est pas trop violent. Les filles l’ont bien aimé et nous aussi.

Forrest Gump – Robert Zemeckis

Film vu lors d’une soirée cinéma avec les enfants.

Je ne connaissais pas Forrest Gump, sauf certaines de ses répliques emblématiques (la vie c’est comme une boîte de chocolats… Cours Forrest, cours, etc.) et j’ai de la sympathie pour Zemeckis, sous-Spielberg auteur d’au moins une série de films que nous avons aimés. 

 

 

Nous avons regardé le film avec plaisir, qui nous a permis d’expliquer aux enfants des éléments de l’histoire et de la culture américaine: la lutte pour les droits civiques, la guerre du Vietnam, la contre-culture, etc. Pas mal de bonnes scènes (j’aime particulièrement celle où Forrest se libère de ses attelles, et les images du lieutenant Dan perché en haut du mât du crevettier. 

Si le spectacle a été plaisant, et la romance agréable à suivre (même si son côté très fabriqué nous a frappés), j’ai été choqué par le sexisme du récit. Celui-ci étant une allégorie, les personnages doivent être aussi compris comme tels: opposition entre une Amérique pleine de bon sens, simple, parfois violente (pour la bonne cause), masculine, et une Amérique de contre-culture, féminine, droguée, perdue, qui ne trouve sa rédemption que dans la maternité.

Le personnage de Robin Wright est intéressant (et j’aime cette actrice !) mais le rôle qu’on lui fait endosser est bien pénible. 

 

Un article intéressant qui met le film dans son contexte, le début des années 90.

Bouclage 2018 – films

Films vus mais qui n’ont pas mérité une notice

Le réveil de la force –  J.J. Abrams

Malgré quelques belles images et bons personnages (j’ai bien aimé les vieux Solo et Léia ainsi que la tenancière de rade galactique à grosses lunettes), j’ai trouvé l’ensemble assez pénible. Bien en dessous de Rogue One.

Les aventuriers de l’arche perdue – Steven Spielberg

Revu dans la foulée de la dernière croisade. Les enfants ont adoré, les parents ont eu du plaisir aussi. Etonnant comme le personnage de Marion, plutôt bien écrit et badass au début, devient une nénette en détresse dans la deuxième partie.

L’école buissonière – Nicolas Vanier

Rosa a beaucoup aimé cette histoire d’initiation dans les beaux paysages de Sologne. Comédie dramatique avec subvention du département du Loiret. Vanier film bien les animaux et ça se termine bien.

Le papillon – Philippe Muyl

Noté pour mémoire: un vieil homme et une gamine dans de beaux paysages naturels, voilà tout ce qu’il y a de bon dans le film. Pour le reste, un son naturaliste « film français », une photo assez moche, réalisation plan-plan façon téléfilm et surtout un récit très mal écrit. Scénario mince, dialogues un peu faux, rien qui sorte trop des clous.