Moi, Feuerbach, au Sudden Théâtre


Au petit théâtre derrière chez nous, ils jouent en ce moment « Moi, Feuerbach », de Tankred Dorst, pièce pour trois acteurs (et un chien), d’un auteur allemand contemporain.

Argument de la pièce (comme on dit): »Sur scène, un comédien, Feuerbach, convoqué pour passer une audition, ignore pour quelle pièce et quel rôle. En un laps de temps très court il devra convaincre. Vertigineux plongeon dans l’inconnu. Situation d’autant plus difficile, qu’il n’a pas travaillé depuis sept ans, et qu’un acteur sans rôle croit n’être personne. En attendant le metteur en scène, Feuerbach se retrouve face à un assistant qui ne le connaît pas, jeune homme sans complexes et sans états d’âme, sans références passéistes et pour qui le théâtre n’est qu’une occupation comme une autre. Face à cette agression, Feuerbach se battra pour son identité, son équilibre, pour sa vie même. »

Mes goûts en matière de théâtre me portent plutôt vers les classiques. Et le sujet de la pièce, le côté un peu expérimental du truc, n’avaient pas grand chose pour me séduire.
Bien à tort !
La pièce est en vérité très intéressante, souvent drôle, la mise en scène utilise habilement le petit espace du « Sudden Théâtre » (petit, mais avec un grande scène, très profonde), les acteurs (notamment Yann Bonny) ont beaucoup de pêche et de talent. Cette pièce, un quasi monologue, est un tour de force, avec des passages tristes, drôles, ridicules, souvent très physiques.
Un grand bravo en particulier pour les éclairages, particulièrement réussi, notamment dans le magnifique épisode de la danse.

Il campiello à la Comédie Francaise

Dimanche après-midi, nous sommes allé profiter des billets de dernière minute de la comédie-francaise, une bonne occasion pour aller voir de l’excellent théâtre pour moins cher qu’une place de cinéma.

photos (c) Comédie Française

La pièce était Il campiello, de Goldoni. J’ai adoré. J’ai ri, j’ai pleuré, j’ai été bouleversé par des visions, des images. Le théâtre ouvre pour moi des portes vers des mondes de rêve extraordinaires et là encore, ça a été le cas.
Pourtant, Il campiello n’invite de prime abord pas à rêver. Il y est question d’une petite place (le campiello du titre) à Venise, autour de laquelle vivent de pauvres gens, essentiellement des femmes, des vieilles et laides, des jeunes et jolies. Viennent aussi les fiancés de ces dames, un gamin qui vit de débrouille et un marchand de rubans macho. C’est carnaval, il fait froid – aucun masque sur scène, les gens sont trop pauvres pour jouer à ça.. Petites intrigues entre voisins. On bavarde, on crie (ils sont italiens, quand même!), on se chamaille, on s’insulte, on se bat, pour les plus meilleures et les plus mauvaises raisons du monde.
Le Chevalier, un homme (apparemment) riche et élégant s’installe à l’auberge voisine et observe tout ce petit monde, se mêle de leurs affaires, tente de plaire à tout le monde et de séduire toutes les dames… Il aime l’allégresse, c’est son mot. Il aime quand les gens sont heureux, quand on joue de la musique et quand on danse.
Voilà, c’est tout. Il n’y a pas vraiment d’intrigue, on va voir vivre tous ces gens, ces gens pauvres, bêtes, plus ou moins honnêtes. On crie, on joue, on se chamaille. On se fiance, on se marie, on se dispute. Il y aura de la musique et des danses, et la neige qui tombe sur le campiello. Et à la fin, le carnaval se finit, le Chevalier quitte Venise pour retourner en son pays. Adieu Venise, adieu.

photos (c) Comédie Française

Pas de rêve dans cette histoire, non. Pas d’histoire, d’ailleurs. Mais tout un monde qui naît, qui vit sous nos yeux, la Venise des petites gens, aimée de Goldoni, le souvenir, le rêve de cette Venise, un ailleurs, un autrefois enchanté qui nous aide à vivre. Des lumières dans l’auberge, le bruit d’un bon repas, un instant de danse, un instant de musique, comme dans des tableaux de Brueghel.
La vie, tragique, absurde, heureuse parfois. Et belle.

Merci aux acteurs, décorateurs, musiciens, techniciens, qui ont permis ces instants miraculeux. Merci à Jacques Lassalle, qui fait de si belles mises en scène. Merci, merci.

L’illusion comique – au théâtre de poche Montparnasse

« C’était bien l’illusion comique hier… Léger et juste comme un rêve… C’est le songe d’une nuit d’été de Corneille.  »
Voilà ce que tu as dit ce matin, après avoir vu la pièce mise en scène par Marion Bierry. Je ne connaissais pas la pièce, ni ce minuscule théâtre de poche (Montparnasse), ni cette troupe.
Alors dans une toute petite salle, avec de petits moyens, le décorateur a reconstitué la grotte du magicien Alcandre, que vient visiter une mère éplorée : son fils a disparu, elle en veut avoir des nouvelles.
Alcandre, fin et élégant, un masque vénitien tenu sur la visage, va dévoiler le destin de Clindor à sa mère inquiète :

Sous une illusion vous pourriez voir sa vie,
Et tous ses accidents devant vous exprimés

Par des spectres pareils à des corps animés :Il ne leur manquera ni geste ni parole.
Et quel destin ! On aura des intrigues, une troublante Isabelle, une espiègle Lyse, un Matamore, capitaine prétentieux prétendant avoir vaincu tous les princes de la terre. Il y aura aussi des meurtres, des trahisons, une évasion, des retournements et des rebondissements dans tous les sens, et même de jolis passages chantés.
Le texte est magnifique, plein de poésie et de bons mots, en digne ancêtre de Cyrano. Corneille s’y montre virtuose, à la fois drôle et sérieux, loin de l’austère tragédien qu’on présente parfois à l’école.
La troupe donnait l’impression d’un grand bonheur de jeu, d’une grande complicité. La pièce a été adaptée intelligemment, tordant un (petit) peu le texte et respectant bien l’esprit.

On en est sortis très heureux, très légers.

… A présent le théâtre
Est en un point si haut que chacun l’idolâtre,
Et ce que votre temps voyait avec mépris
Est aujourd’hui l’amour de tous les bons esprits, PS : tous les acteurs sont bons, les costumes sont beaux et la mise en scène très légère. Seule l’affiche est vraiment moche. Mais qu’elle ne décourage pas d’aller voir la pièce !
PPS : la pièce m’avait été recommandée par Le masque et la plume. Merci à Jérôme Garcin et ses chroniqueurs !

Filumena Marturano

Rappelle-toi, on est allés au théâtre, pour voir cette pièce italienne.
C’était à l’Athénée, le petit théâtre art nouveau tout mignon, derrière l’opéra.
J’avais un peu peur, suite à La Locandiera, avec Cristina Reali :
peut-on bien jouer en français du théâtre italien?
Mais là, la metteuse en scène était italienne. Et ça changeait tout.

D’abord, la pièce est géniale. Un sujet de mélo, ou de drame social.
Et un traitement très humain, donc une comédie. Une mère qui se bat pour ses enfants, des hommes lâches et bêtes, des gens qui crient, la société qui oppresse. Et c’est noir, et c’est drôle…
Les acteurs sont exceptionnels, particulièrement les deux personnages principaux, Filumena (Christine Gagnieux) et Don Domenico (Alain Liebolt). Les personnages secondaires sont parfaitement campés, avec
chacun sa scène savoureuse, Alfredo, la petite Lucia, Rosaria… La mise en scène évoque une grande maison du sud de l’Italie avec ses couloirs frais, et le vin et le café…

La traduction et l’adaptation et le jeu des comédiens arrivent à nous faire croire, en français, qu’on se trouve à Naples, en Italie. Ca nous a fait penser aux histoires du grand-père de Carlo…
C’était vif, enlevé, brillant. On a dit qu’on conseillerait à tout le monde d’y aller, d’autant qu’ils jouent jusqu’au 1er avril.

Photos (c) théâtre de l’Athénée

http://www.athenee-theatre.com/

Le Cid à la comédie Française


Mise en scène de Brigitte Jaques-Wajeman.
Nous y sommes allés mercredi 15.

Je vois jouer cette pièce pour la deuxième fois. Une des meilleures du théâtre classique français selon moi. L’histoire est géniale, les personnages sont très bons et les répliques plutôt bien écrites. Je rêve une version « heroic fantasy » écrite par Robert Howard, avec le vent âpre de l’Andalousie, les combats sauvages contre les Maures et la beauté de Chimène comme une flamme noire. Ca en jetterait, non ?

La mise en scène est sobre et met bien en avant la pièce, permettant de bien en comprendre les mécanismes et les enjeux. Elle met en avant le côté tragique de la pièce (qui a, rappelons-le, ses instants héroïques… et ses instants comiques)
La distribution est bonne.
Je n’aime pas tellement Alexandre Pavloff, qui joue un « Cid » shooté aux médicaments, vraiment pas sûr de lui ni de sa virilité (où est le héros solaire ?).
Chimène (Audrey Bonnet) est très belle, très ardente. Une silhouette en noir sur fond de flammes, une femme méditerranéenne au regard immémorial. Qui hurle vengeance et qui ne cède jamais. La pièce pourrait presque porter son nom.
Les autres acteurs sont bien, mention particulière pour le roi (le rôle le plus drôle) et la princesse, très belle, très sage, très jalouse.

Ca reste du très beau théâtre.

Photos (c) Comédie Française

Percé jusques au fond du coeurD’une atteinte imprévue aussi bien que mortelle,Misérable vengeur d’une juste querelle,
Et malheureux objet d’une injuste rigueur,
Je demeure immobile, et mon âme abattue
Cède au coup qui me tue.
Si près de voir mon feu récompensé,

O Dieu, l’étrange peine!
En cet affront mon père est l’offensé,
Et l’offenseur le père de Chimène!

Que je sens de rudes combats!
Contre mon propre honneur mon amour s’intéresse:
Il faut venger un père, et perdre une maîtresse:
L’un m’anime le coeur, l’autre retient mon bras.
Réduit au triste choix ou de trahir ma flamme,
Ou de vivre en infâme.
Des deux côtés mon mal est infini.
O Dieu, l’étrange peine!
Faut-il laisser un affront impuni?
Faut-il punir le père de Chimène?

Mémoires d’un tricheur


…de Sacha Guitry, avec Francis Huster dans le (mono)rôle éponyme.
Nous avons assisté à la 150ème, dans le classieux théâtre Edouard VII.
Ce n’est pas du grand théâtre. Pas de morale profonde, pas de remise en cause de l’existence. Une petite pièce (un quasi monologue), dite par un bon acteur. Beaucoup de mots d’esprit, un esprit souvent méchant, jamais vulgaire, avec une vraie joie de vivre. Pas de cynisme, juste une moquerie un peu caustique.
La pièce est une aimable plaisanterie, un peu comme une anecdote un peu longue et savoureuse, à déguster au salon avec un verre de whisky (ou de champagne, pour être dans l’esprit du narrateur). Si on n’en attend pas plus, alors on sera bien servi.

L’amour des trois oranges


…à l’opéra Bastille, une des salles de spectacle les plus laides du monde.
C’est un opéra bizarre, très enlevé, joyeux, avec des danseurs, jongleurs, cracheurs de feu… Des parades, des géants, plein de gens sur scène, de belles images féériques (beaucoup plus féériques que la pesante « flûte enchantée » que nous avions vue l’an dernier). Mais à Bastille, le public est bien élevé, il n’applaudit pas trop.
L’histoire est drôle, invraisemblable, avec des personnages de commédia dell’Arte (le livret est inspiré d’une pièce de Carlo Gozzi). Ca bouge bien, on saute, on virevolte, et on oublie pas de chanter (en français, langue de création du spectacle !).
Les personnages s’appellent : le roi de Trèfle, Celio le mage, la Cuisinière Creonte, le princesse Ninette, Smeraldine, Truffaldino, Farfallo, Pantalon, et la Fata Morgana !

La Fata Morgana

La musique de Prokofiev est pleine d’énergie, faisant corps avec l’intrigue. Pas d’airs, pas de mélodie, pas de morceaux de bravoure, juste un rythme, une matière mouvante, puissante, qui est l’essence même de cette histoire onirique enfantine, pleine d’une jolie cohérence interne.

Le prince hypocondriaque

Parmi les très beaux instants, au début du 3ème acte, le mage Celio (une sorte de Mandrake un peu ridicule, avec smoking, gilet rouge, haut-de-forme, grand manteau noir) est seul dans une brume bleue magique, dans un cercle de lumière. La brume se déplace en vagues autour de lui, tombe dans la fosse de l’orchestre. Il appelle « Farfallo! Farfallo! », une sorte de démon… et crac! apparaît auprès de lui un double parodique de lui-même, gilet rouge qui tombe sur les cuisses et haut-de-forme de ramoneur… Un beau morceau de rêve.

Rabih Abou Khalil à la Cigale

Lundi, Cecci et moi sommes allés voir Rabih Abou Khalil à la Cigale.

On avait choisi ce concert pour un certain nombre de mauvaises raisons :
1) il était programmé dans le cadre du JVC Jazz Festival, qui nous avait déjà fait découvrir Buddy Guy au Rex, sans doute le meilleur concert de ma vie.
2) on connaissait l’artiste, car Cecci en possédait quelques disques quand nous nous sommes rencontrés. Disques que je trouvais agréables, faciles à écouter, mais dont j’aurais été bien incapables de fredonner une mélodie (sauf le titre Blue Camel)
3) on aime bien la Cigale où nous avions déjà vu les Wriggles (ce qui n’a rien à voir).
Tout ça annonçait le concert foiré. J’avoue, je suis parfois pessimiste.

A vrai dire, je ne comprends rien au jazz. Je ne suis pas musicien et c’est une musique beaucoup trop compliquée pour moi. La plupart des disques de jazz me font baîller parce qu’ils n’arrivent pas à retenir mon attention. Souvent, je les passe quand on reçoit des invités parce qu’ils mettent une belle ambiance dorée et qu’ils ne gênent pas la conversation.
Je n’y comprends rien, mais j’aime bien quand même et quelques artistes, via leurs disques, ont réussi à me toucher : Django Reinhardt et Chet Baker… Mais ne nous éloignons pas trop loin de la Cigale.

En première partie, Thierry « Titi » Robin et son trio (guitare/oud/bouzouk + accordéon + percus) assurent une demi-douzaine de morceaux très agréables dont la joyeuse énergie me ravit. Ca sonne très fort, c’est bon enfant, le percussionniste a l’air complètement fou, c’est très agréable, le public est séduit.

En seconde partie, éclairage intimiste, un grand piano noir s’est glissé sur la scène comme une grosse bête intimidante. Les artistes rentrent, on les distingue à peine. Je devine que Abou Khalil est cette silhouette recroquevillée sur son oud (sorte de luth arabe). Une grosse batterie brillante fait face au piano côté jardin. On sent que la musique va être autrement plus sérieuse qu’en première partie.
Ca y est, ça commence. Notes de piano. Pincement de l’oud entremêlés de silences. Scintillements planants de la batterie. Le piano et l’oud ont l’air d’être ennemis, les sons de ces instruments me paraissent tout à fait discordants, je me dis que la partie n’est pas gagnée.
Le pianiste (Joachim Kühn, co-compositeur de tous les morceaux) a l’air fou. Il hoche la tête bizarrement, est tout tordu sur son piano. Tout à l’heure, il se lèvera et prendra son saxo pour en faire des solos de possédé, comme le personnage de Bill Pullmann dans Lost Highway. Et Abou Khalil ne bouge quasiment pas, sauf un peu les épaules, tout concentré, recroquevillée, resserré sur son instrument. Seul le batteur a l’air à peu près sain, mais ça ne va pas durer.
Et les morceaux progressent, l’oud et le piano semblent se rapprocher, des rythmes naissent, des échos de l’un à l’autre encadrés par de longues vibrations de batterie.
Ca s’amplifie, ça rebondit, ça monte, ça sonne, ça me scotche sur mon siège. Les instruments sont amplifiés, un gros son remplit l’obscurité de la salle de concert, un gros son qui fait trembler les murs, qui me résonne dans la poitrine. C’est du jazz, ça? Ces grosses vibrations, ces échos piquants d’oud et de piano? Si ça c’est du jazz, alors je veux bien écouter du jazz toute ma vie!
Pourquoi est-ce qu’on ne peut pas arracher les chaises? Pourquoi est-ce qu’on ne peut pas secouer la tête gros un gros fan de Nirvana?
Les morceaux défilent, rapides ou calmes, gais ou mélancoliques, introduits avec humour par Abou Khalil qui, à ce seul moment, paraît se détacher un peu de son instrument.
Moi, je suis conquis, séduit, j’oublie tout, je plonge dans une grande vibration syncopée. Cecci aime aussi, on se serre très fort pour écouter, je ressors tout rêveur et planant sur le boulevard. Waow.

Bien sûr, j’ai acheté le disque en sortant de la salle. Petite déception, il est tout en finesse, subtilité et discrétion, quand le concert passait en force. Encore de la musique trop compliquée pour moi. Mais je l’écouterai avec plaisir, en me souvenant de ces moments possédés.

Tango au Moulin

Le Canard et moi avons traîné tout un week-end au Moulin d’Andé.
Brumes et froid pendant le week-end des morts. Nous avons parlé de choses sérieuses et travaillé…
Mais le soir, nous nous sommes glissés dans l’arrière de la salle de spectacle pour voir la fin du concert…
Six musiciens, le groupe s’appelait « charbons ardents », à moins qu’il ne s’agisse du titre du spectacle. Ils jouaient des morceaux traditionnels argentins, beaucoup à base de Tango, en bouleversant les rythmes, en faisant des percussions en tapant leurs instruments, en jouant l’un et l’autre à se poursuivre musicalement… Un spectacle très classe, avec beaucoup de style, de complicité, d’humour et d’énergie.
Une belle jeune femme aux cheveux rouges chantait d’une façon un peu rauque des histoires d’amour.

Pour mémoire, voici les noms des musiciens et leurs instruments :
Gerardo Jerez Le Cam, piano et compositions – Jacob Maciuca et Paul Lazar, violon – Juanjo Mosalini, bandonéon – Eric Chalan, contrebasse – Sandra Rumolino, chant
Je n’avais vu jouer de bandonéon, et j’ admire le geste du musicien qui brise l’instrument sur son genou, avant de le refermer dans un grand « clac » qui rythme le morceau.

Ils n’ont pas fait de disque ensemble. Sandra Rumolino a fait un disque de tango qui a l’air classe. Gerardo Jerez Le Cam a participé à divers groupes…
J’ai fini par trouver le disque Ulitsa, du groupe Translave, après l’avoir écouté de manière un peu hypnotique en streaming sur les hauts-parleurs de mon ordinateur. C’est un mélange de Klezmer et de Tango, à l’interprétation brillante, toute instrumentale. Un disque à ne pas écouter trop souvent, il rend fou.

Mais ça ne vaut pas l’instant caché dans les coulisses avec le Canard.

Clac!