Agora – Alejandro Amenabar

Le pendu et Cecci ont vu : Agora, de Alejandro Amenabar

Dans ce film, on trouve : l’Égypte au IVème siècle après J.C. (jamais vu, très joli !), des temples, des frises polychromes, des galères, le phare d’Alexandrie… Un bonheur ! On se serait cru dans un péplum d’Alex Alice (et c’est un compliment). On trouve aussi : une jolie femme prof d’Université qui réfléchit ostensiblement en fronçant ses gracieux sourcils. Des chrétiens talibans. Des païens un peu barbants. Une histoire légère comme un fer à repasser. On est contents de la visite, le paysage était très joli, mais on a bâillé souvent.

Sur les quais – Elia Kazan

Le pendu et Cecci ont vu Sur les quais, d’Elia Kazan.

Dans ce film, Marlon Brando est jeune et beau et il joue des sourcils. Eva Marie Saint est belle (oh là oui !) et jeune et très convaincue. Les dockers mafieux sont des salauds et ils traînent dans les mêmes bars pourris que les mafieux de Donnie Brasco (sauf que là, ils sont mieux habillés, années 50 obligent).

C’est un film social, plus façon fifties que façon Ken Loach, avec une belle photo et de beaux acteurs, où le travail est une bénédiction et une crucifixion. Why not ?

On a quand même préféré America, America

Rashomon – Akira Kurosawa

Le pendu et Cecci ont vu : Rashomon, d’Akira Kurosawa

Dans ce film on trouve : une forêt du Moyen âge où l’on peut faire de mauvaises rencontres. Un bandit très présomptueux qui se fait avoir par une colique. Une femme belle, mais perfide (ou peut-être pas, mais enfin si, sans doute). Un combat au sabre héroïque. Un combat au sabre pitoyable. Trois hommes qui discutent en attendant que cesse la pluie. Et une affaire de meurtre en pleine forêt qui trouve toute sa saveur car personne ne semble être d’accord sur ce qui s’est vraiment produit.

Nous n’avons pas tout compris, mais c’était curieux, beau, et intéressant.

Let the right one in

Un grand merci à Hugin & Munin de chez Smith d’en face pour ce conseil.

Je ne dirai pas grand chose, leur billet est très bien. Je suis d’accord avec eux, c’est sans doute un des meilleurs films de vampire qui soient, qui arrive à retrouver ce qu’il y a de plus fort dans ce sujet.

Certes, il y a une banlieue un peu moche, des gros Suédois qui boivent de la bière et des histoires familiales pas marrantes, mais il y a aussi le beau rêve d’un gosse qui se fait une amie extraordinaire.

L’histoire est très délicate, pleine de non-dits et de belles situations. Et une forme de grâce, si, si.

Rome

Maintenant que nous sommes pourvus d’un projecteur (ou plutôt d’un beamer, comme on dit en romandie), nous avons pu commencer à nous cultiver dans le domaine des séries télé. Il faut dire que notre dernière référence en la matière est X-files, alors nous avons un peu de retard à rattraper… Sur le conseil (indirect) d’Alex, nous avons emprunté la première saison de Rome, comme le titre de ce post l’aura fait comprendre au lecteur consciencieux. Un visionnage bien agréable, ma foi.
Se livrer à une critique détaillée de cette dizaine d’heures de complots étant hors de ma portée, voici toutefois quelques commentaires :
bravo aux créateurs de décors et de costumes, ils ont réussi à rendre vivantes et vraies les maisons et la ville. Loin des visions idéalisées, on est dans une espèce de bouge oriental, où tout le monde se déplace à pied, c’est assez saisissant.
bravo aussi aux scénaristes d’avoir su rendre avec habilité plein de détails : les procès, les débats politiques, les moeurs, la nourriture, les petits métiers, la religiosité (sujet casse-gueule s’il en est). Je ne sais pas si tout est historique, mais tout cela rend extrêmement bien.
Et j’ai adoré les acteurs jouant César et Marc-Antoine. Le couple Vorenus-Pullo fonctionne plutôt bien lui aussi.
Pour le reste, après quelques premiers épisodes fort bien menés, les conventions de l’écriture feuilletonnesque m’ont pas mal ennuyé, les affaires de couple de Vorenus, les amours d’Octavia, les malheurs de Servilia, tout ça m’a plutôt barbé et j’ai trouvé que les épisodes du milieu de la série étaient un vrai ventre mou narratif. Mais je suppose que c’est le genre qui veut ça.
En tous cas, il en reste une grosse envie de faire jouer des histoires dans le monde romain ! Et ça, ce n’est pas rien.