True Detective saison 1

Ce ne sera pas la première fois que je bloggue deux fois sur le même truc. Accordons-nous un droit de nous répéter.

J’ai donc déjà parlé de True Detective, il y a une grosse dizaine d’années, et je ne renie rien de ce que j’ai dit à l’époque, ce qui m’évitera de me répéter. Je l’ai regardée cette fois-ci, d’abord pour voir ce qui avait changé, et dans un esprit de complétude de mes explorations carcoseques. La capture d’écran ci-dessus est peut-être l’évocation picturale la plus directe du roi en jaune dans la série.

Songs that the Hyades shall sing,
Where flap the tatters of the King,
Must die unheard in
Dim Carcosa.

Qu’est-ce qui a changé dans ma lecture ? Peut-être que cette série, parmi ses thèmes majeurs, est une histoire d’hommes, de masculinités plus ou moins pourries (plutôt plus) qui s’efforcent de contrôler, posséder, détruire les femmes et les enfants. Pas beaucoup de personnages ni de points de vue féminins, je pense que sur 8 heures de film, aucun dialogue ne permet de passer le test de Bechdel. On aura le droit de trouver ça assez pesant.

J’ai éé aussi frappé par la beauté de certains plans. Paysages, maisons, décors malsains, églises brûlées… Le passage à Carcosa (je ne le raconte pas) m’a vraiment plu.

Voilà, j’y suis donc retourné, et ça m’a plu.

J’ai regardé aussi la saison 4 qui était vraiment cool, mais tiens, je n’en ai pas parlé ici ! Peut-être dans dix ans, quand je la reverrai ?