L’enfance attribuée – David Marusek

Marusek

La librairie BD située en haut de la rue du Petit-Chêne, à Lausanne, mettait en vente à prix réduits un vieux stocks de livres de SF de bonne qualité, dont quelques publications du Bélial, petit éditeur tout à fait recommandable. J’en ai profité pour me procurer des titres intéressants.

L’enfance attribuée est un récit court, de science-fiction génétiquement pure, comme dirait Gilles D.. Sam, un artiste à la mode, aime Eleanor, politicienne en devenir, et on leur annonce qu’ils ont droit à un enfant. Mais voilà… On est vers la fin du XXIème siècle, Sam a 147 ans, Eleanor un peu plus. Ils sont tous les deux shootés aux nano-trucs et subissent régulièrement des cures de jouvence. Ils sont aidés par des assistants virtuels dotés d’une personnalité, qui les dépannent dans toutes les occasions de la vie – Henry, pour Sam, et toute une armada pour Eleanor. Ils sont servis par des clones – dont on ne sait pas trop si ce sont des sortes de robots ou un véritable sous-prolétariat. Ils vivent sous dôme. Leur existence sociale se fait aux quatre coins du monde en même temps. Ils craignent toutes sortes de pestes génétiques, mais heureusement les nano-protections de leur peau leur assurent d’éviter la contamination. Et ces deux hédonistes sont tous deux obsédés par leur carrière.

Alors, faire partie des quelques milliers d’élus à qui, chaque année, on autorise un bébé (visiblement, la procréation naturelle est interdite depuis quelque temps), c’est une responsabilité.

L’intrigue est étrange, assez simple, et elle ne mène pas là où on l’attend – l’auteur nous présente la vie de Sam et, par son intermédiaire, celle d’Eleanor, puis la brutale transformation de l’existence de l’artiste, qui n’est pas la naissance de son enfant, mais plutôt sa re-naissance à lui, sa prise de conscience de sa vie imbécile de jouisseur pseudo–immortel.

Malgré un point de vue un peu bizarre, l’auteur arrive à nous faire toucher ce monde étrange et proche. Le livre date de 1995, mais il arrive tout à fait à faire sentir ce que peut être l’extrapolation d’une vie connectée, d’une sociabilité mondiale. Si Facebook existait encore, Eleanor y aurait soixante millions d’amis (sans doute plus, en fait). Quelques pages contiennent des visions saisissantes : Sam observant les réunions de sa femme avec les grands de ce monde où se mêlent dans la même pièce des bureaux de tous les coins de la planète, ou bien son retour à la maison après son accident, ou le récit de son mariage – sur fond bleu, où le nombre d’invités est si grand que le système holographique est obligé de les empiler par cinq ou six au même lieu (et dans la cathédrale, tout le monde est assis au premier rang). Le rôle des assistants est également très bien vu, personnalité d’appoint, confident, chose, esclave, sauvegarde de sa propre existence. L’auteur mêle pour ses personnages vie virtuelle et vie en réseau comme si cela n’était qu’une seule et même chose, et il a raison.

Ce qui fait la qualité d’une bonne science-fiction, à mon goût, c’est de saisir une vérité sous-jacente à notre époque et de la présenter en nous émerveillant/en nous horrifiant (ce qui est le même sentiment). A cette aune, l’enfance attribuée est une grande réussite.

J’en profite pour recommander une librairie online spécialisée dans la SF, qui vend ce livre à vil prix par correspondance et qui est tenue par un homme sympathique.

Allez-voir ici : Librairie Ys

Inglourious Basterds – Quentin Tarentino

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Notre deuxième sortie cinéma de l’année (quelle folie !) a été un succès elle aussi. Inglourious Basterds est un film vraiment cool, un des meilleurs de Tarentino, et des tas de gens vous expliqueront cela mieux que moi. (par exemple, ici).

Ce qui me fascine, dans ce film, c’est sa capacité à raconter une histoire forte, au premier degré – histoire de vengeance et aventures en France occupée de ces fameux Basterds, avec des personnages très bien campés, tout en étant un collage et un jeu permanent de références (jusqu’au générique qui emprunte trois lettrages différents !).

Le film multiplie les registres, suspense, horreur, humour…, joue sur tous les degrés tout en croyant profondément à son récit.

Tarentino aime le cinéma, il aime en voir, il aime en faire, et il nous le fait aimer.

(et la scène d’ouverture du chapitre V prouve encore une fois QT est le roi pour poser des images sur une musique…)

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Jeu fantasy française – la fin !

Avec un retard de lapin blanc subsonique, je mets enfin ce blog à jour pour proclamer haut et fort le résultat de notre grand concours de l’été. Le suspense aura été assez bref vu que les scores sont affichés depuis un moment, mais je me fais une joie de répéter ici le nom des vainqueurs, qu’il soit auréolé à jamais d’une couronne de gloire, que les anges chantent leur nom en tout temps :

attention, roulements de tambour, trompettes et tout le tralala… Voici que s’avance le premier connaisseur en fantasy française pré 1990 !
Ice Hellion !
A deux pas derrière lui,
Yes 42 !
Et fermant de tout près le trio de tête,
Claire !

Tableau des scores

Bravo à tous les participants qui ont élucidé mes petites énigmes pleines de mauvaise foi.

J’invite les trois gagnants à me contacter en privé (lk2012+jff@gmail.com) pour pouvoir choisir leur prix extrait de ma bibliothèque (et non pas de la liste des livres à deviner)

Voici maintenant un bref commentaire sur les titres proposés à votre sagacité :

Question 1 : Salammbo. J’ai déjà dit ici, ainsi que dans une petite notule consacrée à Mâtho dans les nombreuses vies de Conan (moutons électriques), combien ce roman est proche d’une fantasy à la Guy Gavriel Kay, sous ses atours de roman historique fréquentable.

Question 2 : le roi des Aulnes, de Michel Tournier. Là aussi, sous le réalisme apparent on est en pleine magie, si l’on accepte la vision du monde du héros. Un ogre transmué en Saint Christophe, le fleuve de l’histoire qui se détourne pour l’aider à s’accomplir, une chaumière dans une noire forêt, un château fort entouré d’arbres noirs, et un élan du canada perdu dans la plaine de Poméranie… Le monde du rêve pénètre l’histoire et la transfigure.

Question 3 : Chronique fidèle des événements survenus au siècle dernier dans la Principauté de Wasquelham comprenant des révélations sur l’étrange pouvoir d’une certaine Rosa qui faisait à son insu le bonheur des plus malheureux des hommes. Roman merveilleux dont j’ai déjà dit du bien ici. C’est un bijou, et là aussi la réponse aux énigmes est dans les rêves les plus fous.

Question 4 : Un classique, l’enchanteur, de Barjavel, une très jolie revisitation de la geste arthurienne. C’est drôle et sans doute aussi juste de ton et de propos que certaines pompeuses arthureries pleine de tomes plein de pages (oui, j’aime les livres courts !)

Question 5 : Sept cavaliers quittèrent la ville au crépuscule par la porte de l’Ouest qui n’était plus gardée , de Jean Raspail. Là aussi un bijou étrange, situé je crois dans le même univers imaginaire que certain fameux roman de Julien Gracq (univers auquel on pourrait rattacher les textes de Maurice Pons). Une quête, des chevaliers, des phénomènes étranges et un royaume qui n’existe pas.

Question 6 : retour de Maurice Pons avec son chef d’œuvre, les saisons. Oui, en six questions je mets deux fois le même auteur… Et alors ? Il faut lire Maurice Pons, un homme qui aime écrire des livres courts. Le novelliste, chez lui, est presque aussi bon que le romancier, et ses rééditions au dilettante sont de petits bijoux. Vous cherchez un cadeau littétaire à offrir pour séduire votre belle ? (ou votre beau) ? Offez du Pons !

Petit bilan plus personnel, ce concours a, du temps de sa durée, triplé la fréquentation de ce blog ! Il est donc temps que je me repose et que je retrouve mon rythme d’une notule confidentielle par mois…

Question 6 – jeu fantasy française

Et voici la dernière question. Je laisse le jeu ouvert jusqu’à lundi 17 août, je donnerai les réponses cette semaine là, vous pourrez me faire remarquer que j’ai un peu tiré sur la notion de fantasy (mais elle est élastique, non ?), que j’ai abusé dans mes choix et que mes résumés étaient tendancieux. Vous aurez raison. Nous procéderons aussi cette semaine là à la remise des prix, tous extraits de ma bibliothèque surchargée.

Bravo aux rapides qui ont trouvé la réponse à la question 5!

Présentation
Cette dernière question est, je pense, la plus dure. Ce roman est un mystère, un secret d’initiés que l’on se passe sous le manteau depuis quarante ans. Je ne l’ai lu qu’une fois, en une nuit, le cœur noué par l’angoisse, alors que pour d’autres il s’agit d’un texte extrêmement drôle. J’ai eu la joie et séjourner et de travailler dans la pièce voisine de celle où l’auteur travaille (parfois – il est à la retraite).

Résumé
Un village de montagne, dans une vallée tellement perdue qu’on se demande comment quelqu’un peut connaître son existence. Un climat exécrable, des hivers interminables (vraiment. Combien durent-ils? Quarante semaines ? Quarante mois ?). Quand il ne pleut pas, il neige ou il gèle. Les habitants sont des brutes ivrognes et imbéciles, qui ne se nourrissent que de lentilles et se retrouvent dans la taverne pour boire de l’alcool de lentilles… L’hiver, il fait si froid qu’on se colle des petits animaux contre le ventre pour tenir le coup.
Un pauvre homme arrive, un écrivain au cœur noble et aux grandes ambitions, qui fuit on ne sait quel cauchemar, on ne sait quel totalitarisme et espère trouver ici les conditions propres à la naissance de son œuvre. Il ne possède rien, sinon une rame de beau papier blanc.
Et il a un ongle du gros orteil fendu.
On aura dans ce roman de rêve et de cauchemar le récit de sa confrontation avec le village, avec ses souffrances et ses incompréhensions… Jusqu’au grand voyage du peuple entier vers l’au-delà des montagnes…

Rappelez-vous que les indices généraux s’appliquent à ce roman, comme aux autres. Il n’a pas été publié dans une collection de genre.
En raison d’un départ en vacances, je vais publier les indices sur d’autres pages. Lisez-les dans l’ordre (les indices). Quand vous postez votre réponse, donnez-moi le nombre d’indices que vous avez lus (je vous fais confiance).

Indice 1, ici.

Indice 2, ici.

Indice 3, ici.

Quel est le titre de ce roman ?

Des indices pour les questions 1 à 4 pourront toujours être fournis sur demande à l’adresse:

lk2012+jff@gmail.com (temps de réponse aléatoire)
Scores et règles peuvent être vus/revus ici.

Laissez vos réponses dans les commentaires, pour voir vos points comptabilisés !

Question 5 – jeu fantasy française

Je plaide coupable, un débordement d’activités (c’est l’été) m’a tenu éloigné du JFF. Afin de mener cette petite expérience à sa conclusion, je vais publier aujourd’hui et demain les deux dernières questions.

La question 5, pas évidente, va parler du livre pour lequel j’ai eu envie de faire ce jeu. Un livre un peu curieux, qui aurait pu trouver sa place dans la cartographie du merveilleux d’André-François Ruaud, mais qui a le défaut de ne pas avoir été reconnu pour ce qu’il était, une œuvre de l’ImagInaire, comme dirait la (parfois drôle) Ligue Deu.

Présentation :
Un pays, dans l’est de l’Europe, au dix-neuvième siècle… Un royaume un peu austro-hongrois, un peu ukrainien, un peu on ne sait pas trop. On y trouve un souverain, au titre sonnant bon les vieilles dynasties, des fiers cavaliers, de vieux châteaux forts, une cathédrale…
Le souverain est presque seul dans son palais. Le gens sont partis. Le peuple, les prêtre, les soldats, tout le monde a disparu. Il s’est passé quelque chose, une crise, une panique, une explosion de violence… On ne sait pas vraiment. Resté maître d’un royaume absurde, désert, le souverain envoie en quête sept hommes, sept soldats nobles et fidèles, pour comprendre ce qui s’est passé, retrouver le peuple disparu. Quittant la ville par la porte de l’Ouest, dont les gardes sont partis, ces hommes vont traverser un pays crépusculaire, ravagé, rencontrer des survivants isolés, mettre à l’épreuve l’amitié, l’amour, la pureté. Pour comprendre, peut-être ? Pour ne jamais revenir, sans doute…

Rappelez-vous que les indices généraux s’appliquent à ce roman, comme aux autres. Il n’a pas été publié dans une collection de genre.
En raison d’un départ en vacances, je vais publier les indices sur d’autres pages. Lisez-les dans l’ordre (les indices). Quand vous postez votre réponse, donnez-moi le nombre d’indices que vous avez lus (je vous fais confiance).

Indice 1, ici.

Indice 2, ici.

Indice 3, ici.

Quel est le titre de ce roman ?

Des indices pour les questions 1 à 4 pourront toujours être fournis sur demande à l’adresse:

lk2012+jff@gmail.com (temps de réponse aléatoire)
Scores et règles peuvent être vus/revus ici.

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Question 4 – jeu fantasy française

Et nous voic déjà à la question 4…

Après une question 3 ardue, mais dont trois lecteurs cultivés, habiles et débrouillards ont trouvé la réponse, nous revoici face à une question facile. Ouf. Parce que la 5 et la 6 ne vont pas être marrantes, croyez-moi.

Scores et règles peuvent être vus/revus ici.

Présentation

Ce roman est un véritable classique moderne : le héros est en un jeune sorcier (en tous cas, il a l’air jeune) doté de pouvoirs importants de part sa naissance, pouvoirs mis au service de la bonne cause, de ses amis et de l’amour. On y retrouve aussi d’autres ingrédients qui seraient approuvés par Bob, l’éditeur des stars : une quête interminable, de nombreux chapitres, des aventures, des royaumes fantastiques (un château sous l’eau, notamment, si mes souvenirs ne me trahissent pas). Bob reprochera toutefois au roman de n’être qu’un one shot, alors qu’on avait matière à de nombreux tomes… De plus, l’auteur se permet de sortir de la fantasy bien balisée en plaçant dans son histoire de nombreux anachronismes et détours par le 20ème siècle. Enfin, ce qui rendra Bob méfiant (les questions de droit le préoccuppent), certains prétendraient que ce joli roman n’est qu’un remake…

Quel est le titre de ce roman ?

Des indices pour les questions 1 à 4 pourront être fournis sur demande à l’adresse:

lk2012+jff@gmail.com

Laissez vos réponses dans les commentaires, pour voir vos points comptabilisés !

Le voleur de bicyclette – Vittorio De Sica

Pour changer un peu de la fantasy française pré-90…

Ce troisième film de nos séances ciné-club faisait partie de ces classiques qu’on aimerait bien avoir vus mais qu’on se dit toujours qu’on regardera plus tard : une histoire italienne, néo-réaliste, en noir et blanc, d’un ouvrier au chômage qui s’est fait voler son vélo, on trouve parfois plus motivant, comme sujet… Nous avions entendu parler du film par les allusions nombreuses et très drôles qui y sont faites dans le très beau film d’Ettore Scola, C’eravamo tanto amati, dans lequel le voleur de bicyclette fait partie des références du personnage du professeur communiste cinéphile.

Après visionnage, on comprend pourquoi le film est un classique : une histoire simple, limite une fable, une forme parfaite : beau noir et blanc, acteurs sobres et justes, narration impeccable. Peu d’effets, beaucoup de suggestions, beaucoup de talent. Certes, ce n’est pas très rigolo… Mais le film offre un beau portrait de la ville de Rome en 1948. La quête de l’ouvrier Ricci à la poursuite de son vélo nous fera passer par les marchés aux puces du petit matin (où les voleurs refourguent leurs marchandises), les ateliers municipaux, les banlieues, restaurants, églises, petites rues populaires, stades de foot… On y voir toute la sociabilité de l’époque, les combines, les flics sévères et incompétents, les communistes, les dames de paroisse. Le film a été tourné dans les rues de Rome, avec des acteurs non-professionnels.


Loin d’être le pamphlet communiste univoque que j’imaginais, le film de De Sica offre plusieurs niveaux de lecture, grâce notamment à l’interprétation de Lamberto Maggiorani qui fait de ce chômeur ma lheureux un héros de bronze à l’antique, le protagoniste d’une tragédie morale.
Et je sais pourquoi le petit garçon pleure à la fin.


la scène du concours, dans C’eravamo tanto amati. La question à laquelle doit répondre Nicolà (le barbu) est : « pourquoi le petit garçon pleure-t-il, dans le le voleur de bicyclette? »

Question 3 – jeu fantasy française

J’augmente (un peu) la difficulté…

Bravo à ceux qui ont répondu aux questions 1 et 2. Je rappelle que ces dernières restent ouvertes, même si elles « rapportent » moins maintenant…

Scores et règles peuvent être vus/revus ici.

Résumé :

Quelque part à la frontière est de la France, au XIXème siècle, se trouve un petit pays entièrement régi par la chose militaire, un vrai royaume de soldats de plombs. La population n’aime rien tant que le défilé de ses chers soldats et chaque garçon rêve de faire carrière dans la noble institution.

Le pays vit ainsi, dans une paix vigilante face à ses voisins et potentiels ennemis…

Survient un drame étrange. Des soldats disparaissent, sans laisser aucune trace. Des déserteurs ? Impossible ! Des espions ? Comment le croire ? Mais qui ? Quoi ? Comment ?

L’enquête impliquera des officiers scrupuleux, un poète hugolien et une belle femme brune aux troublants appâts… Et l’explication du mystère défiera toute raison.

En bref, un roman d’une fantasy humoristique, délicate, poétique et élégante.

Quel est le titre de ce roman ?

Des indices pour les questions 1 à 3 pourront être fournis sur demande à l’adresse:

lk2012+jff@gmail.com

Laissez vos réponses dans les commentaires, pour voir vos points comptabilisés !

Question 2 – jeu fantasy française

Jeu fantasy française

question 2

la question 2 arrive vite, les suivantes viendront un peu plus tard. Je rappelle que les propositions de réponses doivent être laissées dans les commentaires sous les billets.

Résumé

Ce roman aux multiples niveaux symboliques met en scène un homme malheureux dans son époque (les années 1930), car notre héros n’est rien d’autre que la réincarnation d’une créature mythique très ancienne, dont les goûts en matière de chair fraîche sont mal acceptés dans la province française…

Heureusement, notre héros dispose de la plus étrange des facultés : celle de tordre l’Histoire, afin que les évènements (impactant tout le monde) lui permettent d’accomplir sa propre destinée. Ainsi, le fleuve de fer, de folie et de feu de la deuxième guerre mondiale lui permettra de reprendre sa place… Celle de cet homme à la silhouette immense, montant un grand cheval noir, enveloppée d’un grand manteau, parcourant les plaines brumeuses et les forêts, entrant dans les villages et emmenant sans un mot les petits enfants…

Quel est le titre de ce roman ?

Des indices pour les questions 1 & 2 pourront être fournis sur demande à l’adresse:

lk2012+jff@gmail.com

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Question 1 – Jeu fantasy française

Jeu Fantasy Française (JFF)

Question 1

Et donc, voici la première question de notre jeu, que je qualifierai de « facile ».

Voir ici la présentation et les règles du jeu.

Résumé

Dans ce roman au style puissant, un petit voleur et un grand barbare, anciens mercenaires, prennent la tête d’une armée de pillards menaçant une cité puissante et décadente. Ils accomplissent nombre d’exploits, allant jusqu’à dérober lors d’une expédition épique le voile sacré de la déesse protégeant la cité… Le barbare, ultime exploit, séduira la fille de son pire ennemi, une princesse noble, sensuelle et peu vêtue. Mais les civilisés sont retors, et à force de ruses et de batailles (aussi bien racontées que par Robert Howard), ils épuisent l’armée de nos héros, ces derniers étant tout autant confrontés au fracas des armes qu’aux affres de la passion.

Le roman se termine dans une apothéose sanglante et crépusculaire, dans une extraordinaire scène de sacrifices humains.

Pour ajouter à sa séduction, ce roman est un one-shot (mais contient assez de matière pour remplir une trilogie, selon moi…)

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