Le malade imaginaire – à la comédie française

Je pense régulièrement que Molière est sur-côté, notamment à côté de Shakespeare.

Puis, des fois, on voit un truc comme ce malade imaginaire, et en fait, non. Molière, quand même.

Donc Argan est malade, au début il est assis sur une drôle de chaise d’hôpital XVIIème qui est aussi son chiotte, il compte son fric, il en a, celui qu’il va donner à ses pharmaciens fournisseurs, et c’est marrant. 

Après il va ignorer le soupirant de sa fille (Cléante), tenter de refiler la gamine à Thomas Diafoirus qui est un débile profond mais tout à fait bien membré et capable d’engendrer des fils (c’est le texte qui le dit), se faire manipuler par sa seconde épouse qui lui donne du « mon fils », équivalent 17ème de « mon gros bébé », se faire faire la leçon par son frère, hurler en méta contre Molière et ses comédiens et lui souhaiter la mort et à la fin, se faire ordonner médecin dans un grand nonsense de danses et de litanies en latin de cuisine, énorme WTF en ballet d’arlequins pour former l’image finale.

Ce qui est beau, dans cette mise en scène de Claude Stratz (vieille de 20 ans, et fun fact, le Claude fut suisse et bossa comme assistant en psycho à Piaget avant de se lancer dans le théâtre, fin de parenthèse), ce qui est beau, donc, c’est qu’on entre dans l’esprit de cet homme. Ca devrait être un con, on devrait le détester, ce sale bourgeois trop bouché, mais en fait on entre dans sa folie et ce, qui est le plus terrible, on la comprend. Parce que la mort rode, tout le temps, dans cette grande maison vide que la scène dessine. Il y a des courants d’air, des rideaux qui se soulèvent, les chiens aboient dans le lointain. Et oui, les jeunes Cléante et Angélique sont bien mignons, et Toinette se démène, et ceux-là vont vivre et s’amuser encore, mais dès qu’il se taise le silence et le froid envahissent tout et moi, dans le silence entre les mots, entre les cris et entre deux passages sur le trône, je comprends l’inquiétude d’Argan.

Il a peur. Il a peur de la mort.

Et c’est pour ça qu’on rit et que la pièce est bien et que Molière, quand même, oui.

Ha oui, en voyant la première scène je me suis rendu compte qu’en fait… on l’avait déjà vue. Il y a plus de vingt ans, lors des premières fois de cette belle mise en scène, avec d’autres acteurs (ou bien les mêmes pour certaisn rôles), avant que ce blog n’existe.

 

Faust, de Gounod — à l’opéra Bastille

C’est l’histoire du docteur Faust qui en appelle au diable. Il ne le fait pas pour la connaissance, pas pour l’immortablité, mais surtout pour pouvoir séduire des jeunettes (le livret est français, coïncidence ? Je ne sais pas). Le diable propose un deal, lui fait signer un truc concernant son « âme » et le rajeunit. Puis il aide l’ex-vieux à séduire une jeune femme, Marguerite, qui se refuse. Alors il force un peu. Siebel l’étudiant  gentil drague Marguerite et lui offre des fleurs, Faust monte en gamme et offre des bijoux et elle les met, fascinée, et elle rit de se voir si belle en ce miroir. (oui, c’est cet air-là, #TeamCastafiore). OK, elle tombe amoureuse, elle couche avec lui. Et maintenant elle est enceinte.

Valentin, son frère à elle, revient de la guerre et la trouve « déshonorée » (coucher avec un mec, être enceinte = être déshonorée, c’est la vibe de l’époque, mais la mise en scène défend l’idée que chez certaines classes populaires portant des casquettes, c’est toujours le cas). Il défie le doc en duel, Méphistophélès triche, Valentin meurt, Marguerite a le seum. Faust se rend à un sabbat la nuit de Walpurgis avec Mephis. Là, il a une vision de Marguerite qui tue son nouveau-né. La jeune mère infanticide est collée en prison. Mephis emmène Faust dans la prison et propose de les faire sortir, lui et Marguerite. Elle refuse, elle est condamnée, elle est sauvée par l’intervention des anges du Seigneur qui chassent le diable.

Ca parle de sexe, c’est bourgeois 19ème avec du catholicisme dégoulinant dedans et du pathos autour de la pauvre fille-mère. Mon bon cœur me dit que Charles Gounod trippait sur toutes ces choses là : le romantisme, le diable, la foi, les pauvres jeunes femmes abandonnées par des sales types, et c’est bien son droit.

Dans la mise en scène de Tobias Kratzer qu’on a vue à Bastille, Faust est d’abord un vieux beau qui se tape des escort girls dans son appart chic du 6ème, Mephis a une petite cape noire, les jeunes font des raves tout en chantant des rondes paysannes, Marguerite est une jeune arabe qui vit en HLM que le vieux beau rajeuni séduit avec les bijoux (elle rit de se voir si belle dans le miroir de la salle de bain). 

L’acte 4 commence chez le gynéco, se poursuit dans le métro où elle rencontre le diable (ma scène favorite), Valentin est un jeune genre macho qui cogne sa sœur et qui meurt d’un coup de couteau sur les marches de l’immeuble. La fin, je n’ai pas trop compris. J’ai l’impression que, en fait, Siebel est une meuf queer et que, comme toute bonne lesbienne, elle meurt à la fin. #DeadLesbianSyndrome

Les chanteurs sont super, j’ai particulièrement aimé Amina Edris en Marguerite (qui joue aussi bien qu’elle chante) et Florian Sempey en Valentin, mention spéciale à Marina Viotti en Siebel (« les mezzos, c’est souvent les potes de l’héroïne », dixit Rosa), les chœurs très bons, l’orchestre qui exécute cette partition et ce compositeur avec énergie. Il y a des tonnes de pognon dans la mise en scène, quelques trucs très réussis avec des jeux de vidéos projetées sur écran semi transparent.

Maintenant, et même si j’aime le chant lyrique (enfin, surtout chez Mozart, et quelques autres) et si j’aime le théâtre, je me demande quand même un peu à quoi bon ce genre de productions avec des décors aussi fous, des billets aussi chers, et un petit groupe d’artistes qui font cet exploit dingue de pousser les notes dans cette salle immense et que ce soit beau (chapeau à eux, ce sont des athlètes de haut niveau qui font l’exploit à chaque fois).

J’aime la musique, j’aime le théâtre, j’aime les acteurs, et j’ai même plutôt aimé voir la flute enchantée en mode Tintin (encore lui) à l’opéra de Lausanne l’an dernier, mais ce genre de superproduction scène+orchestre+son mettant en scène une drame fantastico-bourgeois dégoulinant du 19ème siècle et qui termine sous des tonnerres d’applaudissements des 2700 spectateurs de la grande salle me laisse tiède. Pas froid, non, tiède.

La tempête – au TKM

Donc un vieux roi dépossédé, mais magicien niveau 27, devient le maître d’une île perdue. Il en tue la sorcière locale, soumet son monstre de fils (Caliban), y fait grandir sa fille en grâce et en beauté et là, comme le destin fait bien les choses, une tempête bricolée par lui (d’où le titre) y jette ses vieux ennemis et une brochette de truands pour faire bonne mesure. Aidé par Ariel, l’esprit des airs, il va les faire tourner en bourrique, se dire qu’il va tirer vengeance d’eux et en fait non, il leur pardonne.

Je ne sais pas si je comprends cette pièce. Je pense que l’adaptation d’Omar Porras en coupe beaucoup, ce qui n’aide pas.

Le théâtre Malandro nous livre un spectacle plein de magie. Ariel est une magnifique créature androgyne, Caliban un mix entre Gollum et un esclave exploité par un colonial, Prospero est un Gandalf sylvestre (un Radagast ?), Miranda est très belle et Ferdinand touchant et un peu neuneu.

Sur scène, on a une tempête (évidemment), des brumes, des illusions, des éclairs, des fées, des créatures esprits silencieuses qui nous contemplent en silence… C’est très-beau et très-merveilleux, voyez-le si vous n’avez jamais vu ça.

Après, narrativement, je ne me suis pas senti impliqué. A en croire ce que j’ai vu, le vieux Will ne fait que du méta en permanence et il n’y a pas d’intrigue, on s’en fout. Prospéro est tout le temps en contrôle, on ne voit que des gens qui s’agitent pour rien et le metteur en scène démiurge créature qui, finalement et malgré tous les traits dont il les a chargés, décide d’aimer ses créatures. C’est déjà pas mal.

La grande fenêtre – Raymond Chandler

Un quatrième roman de Chandler/Marlowe et un très bon cru, avec une intrigue tordue autour d’une employeuse vraiment très déplaisante à la recherche d’une pièce d’or disparue. Ca part vite dans tous les sens, avec une galerie de minables et de lâches, pour certains très touchants. Le livre parle surtout de relations de pouvoir et permet à Marlowe de se montrer assez classe.

Jusque maintenant, ma découverte de ces romans (il n’y en a que sept en tout) est vraiment plaisante. Ils sont écrits avec style et une certaine poésie. Les histoires ne sont pas parfaites, il y a des clichés sexistes (et ici, antisémites), mais il y a aussi des atmosphères puissantes et curieusement émouvantes.

J’eus une drôle d’impression en voyant disparaître la maison. Un peu comme si, ayant écrit un poème, un très beau poème, je venais tout à coup de le perdre avec la certitude que je serais incapable de m’en souvenir un jour.

 

Adieu ma jolie – Raymond Chandler

Un autre Chandler, un autre Marlowe.

Dans celui-ci, Marlowe se retrouve à rechercher Velma, l’ancienne copine d’un remarquable bandit tout juste sorti de prison. Il va y avoir des cadavres, il va se prendre des coups sur la tête, on va entendre parler d’un mystérieux collier de jade… Le récit est intéressant, mais prend des détours filandreux (le passage chez le médium, par ex., ou bien celui dans la clinique), exprès pour faire souffrir notre pauvre détective.

Il a aussi son lot de bonnes scènes, en commençant par celle d’ouverture, celle sur le bateau casino… et son lot de bons personnages : Mrs Grayle, Laird Brunette, Linday Marriott, Mrs Florian… et l’incroyable Moose Malloy, le braqueur.

Petite note marrante, je ne comprenais pas trop comment l’adapter en jdr, puis j’ai vu la super adaptation de 1975, film noir classieux avec Robert Mitchum en Marlowe âgé. Le scénario du film simplifie et rend plus fort celui du livre – à vrai dire, je le préfère. L’histoire est plus dynamique et plus compréhensible. 

Reste que c’est une histoire très bien, celle de Malloy recherchant Velma, une tragédie dès les premières lignes, avec Marlowe dans la ligne de tir.

D’expérience, il s’adapte très bien jdr. Le moment où les PJs comprennent les clefs de l’intrigue valent leur pesant de cacahouètes.

La dame du lac – Raymond Chandler


Je vais faire ici quelques brèves chroniques des romans de Raymond Chandler impliquant Philip Marlowe.

Petit rappel : Chandler/Marlowe c’est l’archétype du « noir », imité partout, rarement égalé. Marlowe est stylé, sarcastique, a des punchlines qui tuent et enquête sur de sombres histoires, élégamment complexes.

Après le Grand Sommeil, voici la dame du lac (The lady in the lake, en VO) que j’ai lu deux fois dans les deux traductions différentes. La nouvelle traduction vaut le coup, à part le titre, perso je trouve que « la dame dans le lac », c’est un peu marrant, mais ça ne rend pas très bien.

Marlowe est engagé par Kingsley, patron d’une maison respectable pour enquêter sur la disparition de sa femme, volage et capricieuse. Il se retrouve à enquêter dans une station de montagnes, où il fait la connaissance de l’homme à tout faire de Kingsley, et de l’excellent sheriff Patton, super personnage. Et là, dans le lac, il trouve… Vous saurez bien quoi en lisant le livre.

C’est une histoire cool, avec de bons personnages, une intrigue très tordue, mais qui marche, des rebondissements et Marlowe bien désabusé qui tombe plus souvent qu’à son tour sur des cadavres. Et une nouvelle fois, il est question de contrôler la sexualité des femmes.

De manière amusante, j’ai une petite théorie perso sur la solution du mystère, je ne suis pas d’accord avec celle proposée par le détective qui est quand même assez misogyne, pauvres petits bonshommes torturés par des méchantes femelles… Il y a une autre explication qui marche bien, il faudrait que je ponde un essai dessus.

J’ai réussi à transposer cette histoire pour Cthulhu Confidential, en la déplaçant de L.A. à N.Y.C. (un peu d’adaptation, mais ce n’est pas dur). C’est un très bon roman, très savoureux, qui fera une bonne enquête tordue pour un PJ privé et son amie journaliste.

Animale – Emma Benestan

NIFFF, enfin, dernier film vu cette année.

Animale, d’Emma Benestan, se passe en Camargue, dans une manade fictive où une jeune femme, Nejma, est super motivée pour devenir raseteur (tiens, comment on le féminise, celui-là ?) et participer aux courses de taureaux dans les arènes.

Les manades, les petits taureaux noirs et les petits chevaux blancs, les arènes, les jeux gardians et les courses de taureaux ça me fait penser à nos vacances d’été. Cet univers est filmé ici façon western, avec de beaux paysages camarguais et des plans épiques de chevaux et de taureaux. Les premières minutes du film, magnifiques, m’ont tiré des larmes. Taureaux, chevaux et humains sont très bien filmés.

L’histoire tire dans un sens très intéressant – la relation de la jeune femme et de l’animal. Relation rêvée, fantastique, et tout cet aspect mythique du récit me plaît beaucoup. J’ai pensé à Dédale, au taureau de Crète et à Pasiphaé…

Malheureusement, il y a aussi un aspect allégorie, le fait de tirer le parallèle entre la relation humain/animal et la relation homme/femme (je n’en dis pas plus). L’histoire se tient, mais cette réduction est narrativement un peu décevante car elle réduit les interprétations possibles de ce qui se joue, même si cela crée de belles images.

La fin, très belle, m’a fait penser à une mise en image camarguaise de la chanson de la Blanche biche.

Malgré la (relative) déception de certains aspects du scénario, le film offre de superbes ambiances et images. La lune, les cornes, les arènes… et les taureaux, superbes.

Love lies bleeding – Rose Glass

NIFFF encore.  Outre des films fantastiques et asiatiques, ce festival a une sélection Third Kind où ils proposent d’autres trucs. Comme par exemple un film de flingues et de lesbiennes, comme Love Lies Bleeding.

Alors, OK, oui, ce film n’est pas du tout indispensable. C’est encore une histoire violente située dans une petite ville américaine des années 80. Mais c’est super marrant. Il y a Lou, qui bosse à la salle de muscu et qui reste ici prétendument pour veiller sur sa soeur mariée à un connard. Et il y a Jack (Jacqueline) qui est en fuite, SDF et qui s’arrête ici le temps de préparer le concours de bodybuilding de Vegas. Elle a un très beau sourire et elle est très très balaise, on dirait un peu le personnage de la barbare sortie de son village des collines cimmériennes.

Et il y a le papa de Lou, qui est très méchant et très dangereux et qui dirige un club de tir. Et la maman disparue de Lou, et JJ qui est très con. Secouez, comme dans une partie de fiasco, et secouez, il va y avoir des morts.

Au cinéma, j’aime voir des trucs épatants. Ici, une salle de sport, des corps de culturistes, Ed Harris avec des cheveux longs (sort of) et Lou qui essaie d’arrêter de fumée en écoutant une cassette de coach. J’ai beaucoup, beaucoup ri. Le film a une super image, très construite, du rythme, de l’action. Alors, oui, ça ne sert pas à grand-chose, mais on s’amuse.

Pendant ce temps sur Terre – Jérémy Clapin

Suite des chroniques du NIFFF. Pendant ce temps sur Terre est un film de SF de Jérémy Clapin. Elsa est « la petite soeur du cosmonaute », disparu dans l’espace. Elle bosse dans un EHPAD dirigé par sa maman, « en attendant », mais en attendant quoi ? Sinon, elle dessine, taggue la statue de son grand frère et se rappelle leurs aventures spatiales de quand ils étaient enfants. Et, un jour, elle entre en contact avec des ET qui parlent dans sa tête.

Pendant ce temps sur terre est un film touchant, par son récit et parce qu’il tente d’embrasser : souvenirs d’enfance des années 80, SF à la Valérian et Laureline, chronique sociale contemporaine de trentenaires en mal d’avenir. La relation entre Elsa et les ET pourrait faire le sujet d’une nouvelle de Science Fiction assez maligne.

Le film a plusieurs trucs touchants : son imagerie, et notamment l’insertion de séquence d’animation dans le récit, très bien vues. Ses acteurs – très justes, et notamment son actrice principale, et plusieurs séquences touchantes ou amusantes.

Dans ses limites : c’est un film contemporain et pourtant daté, un film de petit garçon qui rassemble une SF de souvenirs de petit garçon – dans lequel je me reconnais assez bien. Une science-fiction tournée vers le passé plutôt que vers l’avenir et donc, assez déprimante en vérité. Une histoire très anthropocentrée. Les êtres outrhumains présentés (l’arbre, le chien) ne sont que des accessoires narratifs sans aucune importance en eux-mêmes. 

Un truc marrant : tout comme Handling the undead, c’est un film de deuil. Et il partage, de manière très curieuse, quelques plans et tropes avec le film norvégien. Le surnaturel qui se manifeste par l’electricité qui déconne (comme dans Nope ou dans Stranger Things), les plans d’arbres vus d’en bas (comme par un mort qu’on porterait visage tourné vers le haut) et certains plans de voyage en automobile dans des tunnels, images sans doute du passage vers l’après…

Handling the undead – Thea Hvistendahl

Je vais brièvement chroniquer ici les films que nous avons vu au NIFFF cette année, dans l’idée de s’en rappeler et, peut-être, d’en tirer quelques idées sur l’imaginaire contemporain.

Handling the undead est un film norvégien de Thea Hvistendahl dont un des arguments de vente est qu’il est inspiré d’un roman de John Lindqvist, qui avait déjà inspiré l’excellent Let the right one in, vu il y a longtemps et qu’on avait adoré.

Le pitch : une nuit d’été, un phénomène bizarre se produit et les morts reviennent chez eux. Parmi ceux-ci on s’intéressra à un petit garçon – et à sa maman et son grand-père, à une vieille femme – et à sa compagne, à une maman – et à son mari et ses deux enfants.

Le film est lent, taiseux, comme les morts d’ailleurs. Il y a beau travail d’ambiance, c’est contemplatif, on s’intéresse plus aux émotions des vivants confrontés au retour de ces autres qui furent aimés, qu’à l’aspect SF (on apprend dans le film que le phénomène semble général et que le gouvernement cherche des solutions).

Il y a des de la lumière nordique, des émotions retenues, des moments effrayants, une idée simple (le souvenir des morts dévore les vivants), et j’aurais aimé qu’il se passe un peu plus de choses au-delà des idées de base.