Pour mémoire, je note ici différent trucs vus/lus ces derniers 24 mois (j’ai retrouvé des brouillons de billets, que je complète)
Dune II

C’était trop long, pompeux, hiératique, plein de plans de longs regards profonds (10% de la durée du film, selon Marguerite et moi) et de types tous plus ou moins nazis, mais j’ai quand même bien aimé le voir. Je me suis laissé prendre au mysticisme bizarre de ce récit, le Kwizatch Haderach, Lusail Al Gahib et toutes ces sortes de choses. Un grand péplum de l’epaaace. J’ai tripé, je pense sur, sur matériau d’origine, ou bien sur le rêve du matériau d’origine. J’ai même préféré au premier – moins de rampes qui descendent de manière solennelle, plus de space marines qui s’envolent avec douceur. Il y a des plans à l’intérieur des plans.
Fight club

Celui-là, Ikea boy, on l’a regardé parce que je ne l’avais pas revu depuis longtemps et que je voulais le montrer à Marguerite pour qu’elle connaisse ce classique twist-qui-tue et de l’ambiance des années nonante. Je trouve le film toujours très cool, les acteurs top, et l’ensemble très daté de son époque. Pas de téléphones portables, une idéologie cheloue et des phrases qui font partie de mes citations favorites. I’m Jack’s complete lack of surprise. Marguerite a dit : « c’était cool », je ne sais pas trop ce qui lui en restera. Un de mes Fincher préférés avec Alien III et Zodiac
Notre part de nuit – Mariana Enriquez

Tiens, un très bon livre que j’ai lu et oublié de chroniquer !
C’est un road movie, une histoire de famille, de fantômes, de monstres, de morts, de trucs weird et d’Argentine. Ca correspond vraiment à ce que j’aime dans des récits d’imaginaire contemporains. Disons que c’est de l’horreur (parce que ça fait souvent peur) mais je ne sais pas trop ce qui fait le plus peur, entre la lutte sociale, le capitalisme prédateur, la dictature et la magie noire. Je n’ai pas eu l’impression que le fantastique soit ici une allégorie. Plutôt une manière de voir la monde, une lumière noire jeter en biais, avec des forêts de mains et d’ongles et des présences vivantes, dévorantes.
Ha oui, j’ai adoré les personnages principaux, le père, puis le fils.