Bifrost 56 – Ted Chiang, J.M Ligny, Don Lorenjy

Trois nouvelles de science fiction dans le numéro 56 de l’estimable revue Bifrost.

Le porteur d’eau, de Jean-Marc Ligny : une SF post apocalyptique, sur fond de véritable réchauffement climatique, de campagnes françaises asséchées, d’enclaves protégées en Suisse. L’histoire, simple, est un prétexte à visiter le monde de la nouvelle. Si l’univers m’a parlé, le traitement, très littérature populaire, m’a paru un peu léger.

Viande qui pense, de Don Lorenjy : une histoire basée sur une excellente idée, glaçante. Comment faire pour trouver des soldats compétents à envoyer dans ces points chauds du globe ? Partant de l’histoire d’un ancien guide de montagne frappé de plein fouet par la déchéance sociale, le texte vise juste et son écriture, très directe, le rend tout à fait crédible. Seule la fin de m’a pas convaincu, mais je ne ferai pas la fine bouche.

Exhalaison, de Ted Chiang : l’occasion pour moi de découvrir cet auteur. Une nouvelle tout à fait remarquable, qui vaut à elle seule d’acheter le Bifrost. On y parle de questionnement scientifique, de raisonnements logiques, d’auto-dissection… avec humour, légèreté et sensibilité. Le texte m’a fait penser aux questionnements des scientifiques des Lumières et à certaines théories étranges nées dans les premiers âges de la science. Et la fin m’a profondément ému. Waow.

0 réflexion au sujet de « Bifrost 56 – Ted Chiang, J.M Ligny, Don Lorenjy »

  1. Les nouvelles de Ligny et Don Lorenjy sont sympathiques mais Exhalasion de Chiang se détache vraiment du lot.
    La Tour de Babylone sera sur mon programme de 2010.

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