Croyez-vous qu’un homme puisse changer ?

– Monsieur, mes amis et moi nous posions une question… Croyez-vous qu’un homme puisse changer ?

– Que voulez-vous savoir, belle amie ?

Une autre jeune femme, brune celle-ci, intervint :

– J’ai moi-même un soupirant qui est un homme de la plus détestable réputation quand à son comportement avec les femmes, qu’il séduit et abandonne… Il vient maintenant me voir, me promettant de m’aimer d’un amour sincère et fidèle, me disant qu’il a changé… Croyez-vous qu’un homme puisse changer ?

Voici la deuxième partie de Mademoiselle Belle, le récit commencé dans le précédent billet.

Résumé de l’épisode précédent : Jaël de Kherdan, joli garçon et séducteur notoire, est invité par une mystérieuse jeune femme, mademoiselle Belle, à une belle fête d’été dans le parc d’un château. Après avoir découvert le labyrinthe, il tente de nouer connaissance avec quelques jeunes gens…

Certains lecteurs m’ont dit avoir été choqués par certains passages lus dans ce qui suit, écoutez donc avec des oreilles averties.

Ici, la page du recueil aux éditions Mnémos, qui m’ont donné l’aimable autorisation de lire ce texte en ce lieu.

Une page consacrée à Jaël, sur le site de l’auteur.

Comme pour le billet précédent, c’est un jeune illustrateur doué, Fragonard, qui fournit l’image accompagnant ce billet. Impossible toutefois de trouver son mail pour le remercier.

Les ennemis du RSS et ceux qui ignorent ce sigle pourront s’abonner par e-mail dans la colonne de droite de cette page.

Télécharger l’enregistrement en mp3.

Générique : extrait de Fridj, par Norn. Tous droits réservés.

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Croyez-vous qu’un homme puisse changer ?

– Monsieur, mes amis et moi nous posions une question… Croyez-vous qu’un homme puisse changer ?

– Que voulez-vous savoir, belle amie ?

Une autre jeune femme, brune celle-ci, intervint :

– J’ai moi-même un soupirant qui est un homme de la plus détestable réputation quand à son comportement avec les femmes, qu’il séduit et abandonne… Il vient maintenant me voir, me promettant de m’aimer d’un amour sincère et fidèle, me disant qu’il a changé… Croyez-vous qu’un homme puisse changer ?

Voici la deuxième partie de Mademoiselle Belle, le récit commencé dans le précédent billet.

Résumé de l’épisode précédent : Jaël de Kherdan, joli garçon et séducteur notoire, est invité par une mystérieuse jeune femme, mademoiselle Belle, à une belle fête d’été dans le parc d’un château. Après avoir découvert le labyrinthe, il tente de nouer connaissance avec quelques jeunes gens…

Certains lecteurs m’ont dit avoir été choqués par certains passages lus dans ce qui suit, écoutez donc avec des oreilles averties.

Ici, la page du recueil aux éditions Mnémos, qui m’ont donné l’aimable autorisation de lire ce texte en ce lieu.

Une page consacrée à Jaël, sur le site de l’auteur.

Comme pour le billet précédent, c’est un jeune illustrateur doué, Fragonard, qui fournit l’image accompagnant ce billet. Impossible toutefois de trouver son mail pour le remercier.

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Vous ne savez pas qui je suis, j’en ai peur

Mademoiselle Belle

donne son salut à Monsieur de K.

Le 6ème jour du 2ème mois mois de Samma

Monsieur,

Vous ne savez pas qui je suis, j’en ai peur et je le regrette sincèrement croyez-le. Toutefois j’ai moi-même l’honneur de vous connaître quelque peu… j’ai lu vos livres.

Aussi, je me sens l’obligation de porter à votre connaissance un fait qui ne manquera pas d’éveiller votre intérêt.

J’ai appris, il y a peu, une affaire vous concernant ainsi que Mademoiselle C* qui pourrait vous causer quelques ennuis au cas où Monsieur ou Madame C* viendraient à en prendre connaissance.

Cela serait pour tous une chose regrettable, je vais donc tenter d’endiguer tout début de rumeur à ce sujet et j’aurai ainsi la grande joie de vous avoir rendu un service. Peut-être aurez-vous la gentillesse de bien vouloir m’aider à votre tour ?

Trouvez-vous je vous en supplie demain aux environs de trois heures à la fontaine aux trois lions du parc de Madame de Cythère. La porte à l’opposée de l’entrée principale sera ouverte, la fontaine en est toute proche.

Et puisque vous ne sauriez faillir, permettez-moi déjà de vous remercier.

Mademoiselle Belle

Mademoiselle Belle est un récit publié en 1999 dans l’anthologie Légendaire, chez Mnémos, et c’est également ma première nouvelle publiée. Ce récit de fêtes galantes, de sexe et de rêves a une histoire particulière. Avant de devenir un récit écrit, ce fut d’abord une histoire de jeu de rôle. J’ai tendance personnellement à me méfier des histoires de jeu devenues des récits littéraires : le jeu de rôle offre un grand plaisir, l’occasion de partager avec des proches des moments uniques. Mais ce qui fait le charme des histoires de jeu ne passe généralement pas une fois fixé sur le papier, pas sans une forte dose de travail en tous cas. Mademoiselle Belle a connu de nombreuses versions et les lecteurs de la version Mnémos, s’ils reconnaîtront l’intrigue, entendront dans le récit ici offert de nombreux changements de détails. Par exemple, quasiment tous les personnages ont été renommés (la fantasy est un art des noms, que la plupart des auteurs ne maîtrisent pas, j’en fais partie).

L’enregistrement du texte m’a fait d’ailleurs percevoir encore de nombreuses scories, aussi bien stylistiques que narratives, certaines étant les traces de l’aspect « joué » de l’histoire. J’en ai enlevé tout un sac, il en reste encore, que l’on veuille bien par avance me les pardonner.

Les lecteurs curieux apprendront aussi que je ne renonce pas à écrire d’autres aventures de Jaël de Kherdan. On verra bien où il se retrouvera, la prochaine fois…

Ici, la page du recueil aux éditions Mnémos.

Une page consacrée à Jaël, sur le site de l’auteur.

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Podcast et grandes questions

Ce billet s’adresse à vous directement, lecteurs et auditeurs de ce blog. Voici deux mois environ, j’ai commencé une activité à laquelle je songeais depuis longtemps : diffuser des enregistrements de textes lus sous forme de podcast. Disons que je me pose, comme beaucoup, des questions sur la diffusion des livres, des fictions, du travail des auteurs qu’ils soient dans l’imaginaire ou ailleurs et que je voulais expérimenter quelque chose de nouveau.

D’un point de vue personnel, l’expérience est enrichissante : je lis à haute voix depuis longtemps, toutes sortes de textes, pour des publics plus ou moins intimes, et je croyais savoir m’y prendre. Se retrouver seul face à son petit micro est une autre affaire et j’ai été surpris de la quantité de travail à fournir pour obtenir un résultat acceptable. J’espérais pouvoir assurer une publication d’un quart d’heure par semaine, ce qui me semblait peu ambitieux, et j’ai revu un peu mes plans : je n’arriverai pas à tenir se rythme. Deux publications de ce type par mois (la régularité me semble importante) forment déjà un objectif qui n’est pas évident à atteindre.

Je pensais aussi alterner, d’une fois sur l’autre, des textes personnels et des textes d’auteurs que j’apprécie et dont je pourrais obtenir les droits. J’ai du mal à juger de la pertinence de cette idée.

Parmi les projets en cours, j’aimerais publier une version audio d’une novella, publiée il y a longtemps, et appellée Mademoiselle Belle, une aventure onirico-érotique, excursion dans une fête galante XVIIIème pleine de cauchemars. La nouvelle faisant plus de 100 000 signes, l’enregistrement me prend un certain temps.

Je me pose d’autres questions et je vous invite à m’aider à y répondre, chers lecteurs, en allant remplir le petit questionnaire en bas de ce post (ou au bout de ce lien si vous lisez ce blog de manière indirecte), qui m’aidera à améliorer les productions sonores de ce blog ou qui me convaincra de les arrêter, suivant ce qui vous paraîtra mieux pour l’avenir de la planète.

Merci pour votre attention. Nous reprendrons bientôt le cours habituel de nos émissions.

Muselaar et Spinetta

J’aimerais écrire un texte où je puisse placer ces deux mots, muselaar et spinetta, pour le simple bonheur de leur sonorité. Le muselaar, comme la spinetta, sont des instruments de musique de la famille du virginal, ancêtres du clavecin, utilisés notamment au XVIème siècle. Ils sont le témoignage de cette époque encore nomade : bien qu’assez volumineux, ils sont dépourvus de pied et se jouent donc posés sur une table. Leur caisse est toute décorée, peinte, la rosace est sculptée avec délicatesse, l’intérieur du rabat offre une scène mythologique : les regarder est un enchantement, les entendre en est un autre.

un muselaar

une spinetta

C’est la chance que nous avons eue, avec Cecci, en assistant il y a une semaine au récital Danse Macabre de Patrick Montan, à Romainmôtier. Malgré son titre, ce récital n’avait rien de triste : il s’agissait d’une suite de morceaux de danse, pavanes, gaillardes et courantes, composées à l’occasion du décès de personnages importants de l’Angleterre élizabethaine. La Danse Macabre a son protocole : venait en premier le Roi, puis la Reine, puis l’archevêque de Canterbury, puis les nobles messieurs et dames, en ordre d’importance décroissante, le tout se concluant par un memento mori.

Ce répertoire, peu connu je crois, est un régal à entendre. Les morceaux exécutés, de John Bull, William Byrd, Giles Farnaby, Orlando Gibbons, Jan Pieterszoon Sweelinck et Thomas Tomkins, étaient des petits bijoux de complexité, d’inventivité rythmique et mélodique. Le muselaar et la spinetta, utilisés alternativement, leurs gammes étant un peu différentes, ont un son étonnamment puissant, dont on imagine qu’il pouvait accompagner les danses de ces messieurs et dames de la cour anglaise de la Renaissance. Les morceaux eux-même ne cessent de surprendre, partant là où on ne les attend pas, stimulant avec joie l’attention de l’auditeur. Même un auditeur ignare et épuisé par une dure semaine comme je l’étais peut profiter de cette musique qui, tout en étant savante, reste tout à a fait accessible.

Je serais injuste en oubliant le talent de l’interprète, dont le toucher énergique et précis donnait à cette musique toute la vigueur qu’elle méritait.

Ce concert a été l’occasion de beaux rêves éveillés sur une de nos périodes historiques préférées, la seconde moitié du 16ème siècle, avec quelques souvenirs de notre longue campagne de Te Deum…

Ce récital sera exécuté de nouveau en Suisse, selon mes informations, peut-être à Bâle à la Totentanz Kirche. A bon entendeur !

La veille encore, ils avaient pendu un prisonnier

La veille encore, ils avaient pendu un prisonnier.

Pas fusillé : pendu. Ainsi, dans cet îlot cerné par la mer, où le soleil faisait éclore la pierre, et la pierre des arbres aux grappes de fleurs, et les fleurs des abeilles, dans cet îlot de miel et de liège, où chaque village respirait la pêche et la barque et les filets et les algues primitives, où les villages portaient des noms frustes d’arbres ou de poissons, ainsi croyaient-ils apporter, au bout de leurs cordes, les raffinements séculaires de leur cérémonial.

Les habitués de ce blog connaîtront déjà l’affection que je porte à l’oeuvre de Maurice Pons. A l’ombre d’un bouleau, la nouvelle lue ici avec l’aimable autorisation de l’auteur et de l’éditeur, est assez représentative du ton des textes de monsieur Pons. On la retrouvera à côté d’autres textes ironiques, fantastiques et doux dans le recueil Délicieuses Frayeurs.

Ici, la page du recueil aux éditions du Dilettante.

Ici, quelques mots sur Rosa, la belle tavernière de Wasquel’ham.

Et là, sur le passager de la nuit (le seul livre qui me donne envie de conduire, moi qui déteste ça)

Et là enfin, on parle de Rosa encore et surtout des Saisons.

Lisez Pons !

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Le rêve est une seconde vie

Le rêve est une seconde vie. Je n’ai pu percer sans frémir ces portes d’ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible. Les premiers instants du sommeil sont l’image de la mort ; un engourdissement nébuleux saisit notre pensée, et nous ne pouvons déterminer l’instant précis où le moi, sous une autre forme, continue l’œuvre de l’existence. C’est un souterrain vague qui s’éclaire peu à peu, et où se dégagent de l’ombre et de la nuit les pâles figures gravement immobiles qui habitent le séjour des limbes. Puis le tableau se forme, une clarté nouvelle illumine et fait jouer ces apparitions bizarres : – le monde des Esprits s’ouvre pour nous.

On pourrait croire lire là un récit de Jaël de Kherdan, mais le compte rendu qu’on trouvera là (du moins, ses deux premiers chapitres), celui d’une visite dans les mondes du rêve et de la folie, est issu de notre dix-neuvième siècle et n’est nullement une fiction mais le récit d’une expérience vécue, ce qui ne l’en rend que plus fascinant.

Les amateurs de ce fameux récit de Gérard Nerval pourront me le faire savoir, je pourrai en publier d’autres passages.

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Elle se tenait presque nue au milieu du bus

Elle se tenait presque nue au milieu du bus, entre les mamas arabes avec leurs gros sacs de courses, les dames à poussettes, les gamins au crâne rasé pour se donner l’air dur et les inévitables jeunes à casquette. Ligne R7, de gare d’Argenson à mairie de Villeneuve, en pleine heure de pointe.

Une nouvelle inédite, par le pendu (votre hôte). Le long de 17’50 » de lecture, on trouvera une gare routière, des ambitions professionnelles, des rêves qui deviennent réalité et une femme indécente.

Comme toujours concernant ce podcast, toutes les remarques sont les bienvenues : sur le choix des textes, la lecture, la clarté des enregistrements, la facilité d’abonnement…

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Photo : (c) Daylon (ici)

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Le petit bleu de la côte ouest – Manchette

petit bleu.jpgJe voulais lire Manchette depuis longtemps, sa réputation n’étant plus à faire. Je l’ai découvert à travers deux romans : celui qui donne son titre à cette note et la position du tireur couché, lu l’année passée.

Pour le petit bleu…, voici le pitch :
Gerfault est un cadre. Il bosse dans une boite sérieuse, technique, roule en mercedes, a un appartement à Paris, des idées de gauche molle, une femme jolie bossant dans la culture, deux petites filles. De nos jours, on dirait que c’est un bobo. Il n’a pas d’iPhone, mais ça n’a rien d’étonnant, nous sommes dans les années 70 : il compense avec du matériel Hifi haut de gamme (un fantasme de l’époque, si je me souviens de mes lectures d’autres romans de l’époque). Un jour, alors qu’il est vacances, Gerfaut se fait agresser par deux types qu’il ne connait ni d’Eve ni d’Adam, qui tentent de le tuer.
Commence une course-poursuite à travers toute la France, notre cadre dynamique se découvrant des trésors d’énergie et de courage pour ce qui est d’échapper à la mort…

Manchette écrit dans un style sec et très énergique, souvent familier. Il est très bon dans les scènes d’action et de suspense, alternant les points de vue et opérant à des montages très proches du cinéma, dont on sent l’influence très nette. Ses personnages parlent de jazz, de cinéma, citant des titres contemporains. Le récit est ancré dans son époque, il précise la marque des voitures, des flingues, des chaines Hi-fi, des marques de whisky, les personnages rencontrés montrent toute une sociologie de la France de 1976 : concierge, bucheron immigré portugais, petit retraité, ancien gauchiste activiste rangé des affaires. J’ai eu l’impression de plonger au temps des pattes d’eph’ et de voir l’affreuse déco orange et marron de l’appartement de Gerfaut.
Le point vraiment intéressant de ce roman, et de l’autre (la position du tireur couché) tient au statut du héros : le héros de Manchette est un type pas très sympathique, balloté par les évènements, sans véritable initiative autre que celle dictée par l’instinct de survit. Un personnage rongé par le néant et retournant au néant à la fin du livre. C’est sur lui que l’ironie acide de l’auteur s’exerce avec le plus de férocité…

Bref, une lecture intéressante, amusante, pas indispensable sinon pour ceux qui voudraient se payer une petite plongée dans la France de Giscard (mais si, vous savez, le vieux qui écrit des romans, là.)

Son premier crash en avion s’est produit juste après le décollage

Son premier crash en avion s’est produit juste après le décollage. Haha.

Incliné vers l’avant, son visage épousant le verre taché du plexiglas, il avait vu disparaître la tour de contrôle. L’aile racla la piste chaude déroulée en flou d’ébène.

airplane01.jpg

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Aeroplane Tonight, par David Calvo et Christian Divine.

Texte publié en 2005 aux moutons électriques, dans le recueil Acide Organique.

Générique : extrait de Fridj, par Norn. Tous droits réservés.

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